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                                   ECHO D'ETICAO

                                        Bulletin d'information N°5&6
                               
Semaines du 05 au 18 Mars 2001
                          Bulletin destiné aux animateurs des Clac        

           

SOMMAIRE


•  Les Activités de communication dans les CLAC

         - Le relèvement du taux de scolarisation des jeunes filles de            Bongor (Tchad)
         - La réduction des effets de l'insalubrité dans le quartier Didaurè de            Sokodé (Togo)


•  La Connexion internet au village

        - Les péripéties pour une connexion en milieu rural ouest
          africain : Deuxième partie: le système téléphonique et la           navigation sur Internet     
     
 
•  La Parole aux animateurs et aux coordonnateurs

       - Le chef de Province de Tibiri encourage à l'action (Niger)
       - De mémoire de coordonnateur le plus ancien 
       - Le leadership dans les Clac
       - Poème : GRAND POPO

        
•  Les Nouvelles brèves

       - La Presence du BRAO aux 5emes journees de l'internet du Togo et de la           fête de l'internet francophone
       - Bravo à Monsieur le Préfet de Pita (Guinée)
     

•  L'Agenda

       - La journée internationale de la Francophonie
       - La diffusion des films africains dans les Clac


•  Le Sourire de la semaine

      - Le petit frère reptile!



    
                                                                        

                                                             

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        1/ LES ACTIVITES DE COMMUNICATION
            DANS LES CLAC


                                               

Le relèvement du taux de scolarisation des jeunes filles de Bongor (Tchad).


Un projet qui sucite de l'admiration

Bongor est situé à 240 km au sud de la capitale dans la partie est de la préfecture de Mayo-Kabbi. La sous préfecture de Bongor compte sept grands cantons et plus de 135 villages. La ville de Bongor même compte 11 quartiers, huit écoles élémentaires, deux collèges d'enseignement général et un lycée.

L'évolution de l'initiative locale de communication pour le développement dans le cadre d'ETICAO - améliorer le taux de scolarisation des jeunes filles - est extrêmement encourageante.

Le Clac de Bongor avait pris du retard dans le démarrage de ses activités de communication, eu égard aux nombreuses difficultés de communication sur le terrain.

Mais la disponibilité des partenaires et l'ardeur des groupes cibles, ont permis de minimiser cette entrave.

Les animateurs du Clac de Bongor ont ainsi réussi le pari du relèvement du taux de scolarisation des jeunes filles de Bongor. Pour ce faire, ils ont établi un vrai partenariat sur le terrain.

Une telle reconnaissance n'est pas l'effet du hasard. Les animateurs se sont appuyés, pour y parvenir, sur un groupe relais constitué de membres des associations de parents d'élèves, un réseau très bien constitué et très actif dans la région de Bongor.

Une série de rencontres et de réunions ont amené les autorités locales, les membres du comité de gestion et différents groupes à s'impliquer, le théâtre a été mis à contribution.

La maîtrise du processus de communication participative pour le développement par les animateurs ne fait plus de doute. Ils ont su ingénieusement varier les lieux des exposés d'échange avec les groupes cibles. La place du marché, les locaux des services partenaires et l'enceinte du Clac ont été tous utilisés.

Ils ont affecté aux autorités locales, des thèmes d'intérêt communal pour des exposés à faire au public, au cours des meetings, pendant les tournées de campagne.

La troupe de théâtre " Actif Club Planète Jeunes " a interprété tous les thèmes d'échange sous forme de sketches et de chants.

La radio locale " terre nouvelle " a contribué en émettant des émissions sur la scolarisation des filles.

Grâce aux échanges, l'Association des Parents d'élèves a réussi à faire prendre des mesures d'accompagnement par les écoles élémentaires de la localité :

     . Réduction de moitié des droits d'inscription pour les filles

     . Instauration de récompenses sous forme de fournitures aux filles les plus        méritantes.

Le développement du partenariat a abouti à la mise à disposition pour les activités, de fournitures (rame de papier, bics, stencil), de matériel roulant (mobylette) pour les courses des animateurs, d'apport financier par la mairie et l'association PEDOLA.

Les partenaires sur le terrain applaudissent au succès de l'initiative de développement, au travail des animateurs et à leur démarche. Ces partenaires, souvent avec des moyens plus grands, n'ont pas atteint le niveau de succès du Clac de Bongor et manifestent maintenant leur disponibilité à accompagner l'action des animateurs.


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Un effet d'entrainement

L'animatrice chargée de la conduite des activités de communication à fini par ranger au placard sa timidité. On voit tout de suite qu'elle est bien dans son rôle, intéressée et épanouie, tout à fait à l'aise avec le camescope et l'appareil photo. En vrai professionnel, elle saute de table en chaise pour saisir les opportunités d'avoir les plus belles images pour son reportage.

L'inscription des filles dans certaines écoles a triplé pour l'année scolaire 2000/2001. Fait rare, certaines écoles primaires ont vu plus de filles que de garçons s'inscrire. Par exemple, une école primaire de la place a enregistré 686 inscrits dont 298 filles et une autre 510 filles sur 800 inscrits.

L'émulation créée dans la localité a même amené les femmes adultes à réclamer des cours d'alphabétisation.

Les parents d'élèves souhaitent étendre les activités de communication dans les zones périphériques de Bongor.

Il règne au Clac un esprit de famille qui inspire la réussite.


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La réduction des effets de l'insalubrité dans le quartier Didaurè de Sokodé (Togo)



 Malgré le fait que le Clac de Sokodé soit le dernier à bénéficier de la formation en méthodologie d'élaboration de stratégies de communication, les résultats auxquels les animateurs sont parvenus au bout de quelque mois de pratique, méritent l'admiration.

Démarrées seulement au mois de mai 2000, les activités de communication initiées en direction des habitants du quartier Didaurè (l'un des plus anciens et plus peuplé, 15% de la population communale), ont suscité une forte adhésion des autorités (préfet, secrétaire général de la mairie) et notables de la ville.

Ce qui a déjà conduit à la réalisation des actions suivantes:

    . La mise sur pied d'un comité de sensibilisation composé des services          techniques, ONG et association et des personnes ressources.

     . La formation des membres du comité de sensibilisation à la Méthode        Active de Recherche Participative (MARP) comme méthode de        sensibilisation de même que la formation des leaders de groupes dans les        écoles de quartiers, à la grande mosquée et autres lieux traditionnels de        causeries pour servir de relais.

     . L'établissement de l'état d'insalubrité des lieux et de ses causes et        identification des thèmes de sensibilisation. Le choix des                  quartiers pilotes.

     . La sélection de 04 thèmes de formation : mobilisation sociale et        appropriation du projet par les bénéficiaires, causes et effets relatifs à        l'insalubrité, le coût de la prise en charge clinique du paludisme et d'une        parasitose intestinale comparé au coût de la construction de latrines et        d'un puisard et la mobilisation pour la protection des rives de Kpandi.

     . L'identification des volets d'actions à mener et répartition des        charges entre tous les partenaires.

     . L'implication et contribution des 04 radios locales à la diffusion des        émissions radiodiffusées (Tchaoudjo, Jeunesse, Horizon et Méridien).

La deuxième partie des activités sera consacrée aux opérations de sensibilisation dans tous les autres quartiers de la ville par les membres du comité de sensibilisation.                                                                                     
 
  

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        2
/ LA CONNEXION INTERNET AU VILLAGE

Les péripéties pour une connexion à internet en milieu rural ouest africain : Deuxième partie.
 

Le système téléphonique et la navigation sur Internet


La plupart des techniciens des compagnies de téléphonie, n'ont pas une formation de base leur permettant d'être efficace sur tout ce qui touche à l'informatique et de surcroît à l'Internet.

Les société convertissent des techniciens intermédiaires et des surveillants de lignes en techniciens devant s'occuper du domaine d'Internet.

Ceci créé d'énormes problèmes techniques de liaison, tels que, la non maîtrise du matériel Internet, les choix non appropriés de matériel, les installations téléphoniques désuètes et les difficultés à trouver des solutions à des problèmes.

Par ailleurs, la théorie de la connexion à Internet qui préconisait qu'on pouvait se connecter avec une simple ligne téléphonique locale n'est pas encore possible en Afrique de l'Ouest.

Il faut avoir une ligne interurbaine pouvant atteindre les capitales. Il n'existe pas encore de nœuds d'accès Internet dans les centrales téléphoniques, à l'intérieur de beaucoup de pays africains.

Pour accéder au serveur Internet dans une capitale, il faut non seulement trouver des modems qui ne sont pas sensibles au décrochage de lignes, mais aussi, tenir compte de la capacité de ces lignes téléphoniques et déterminer des heures d'utilisation d'Internet, de même que celle du micro-ordinateur en fonction du climat (chaleur) des pays.


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Dans les zones couvertes par notre expérimentation, voici quelques situations auxquelles nous avons dû faire face.

Au Tchad, le système de téléphonie utilisé est basé sur une liaison interurbain qui s'effectue par satellite. La bande passante est très étroite ce qui ne facilite pas les communications entre l'intérieur du pays et la capitale.

A Pita en Guinée, c'est un système RTM (réseau téléphonique manuel). Pour joindre un abonné, il faut passer par un standard qui vous met en liaison avec votre correspondant. Or pour se connecter à un serveur Internet, un modem ne peut pas passer par une opératrice et demander votre numéro.

Cette situation ne favorisait pas la connexion à Internet depuis Pita. Il a fallu procéder à un déport de ligne depuis Labé, ville située à 50 kilomètres au nord de Pita.

A Dikodougou en Côte d'Ivoire le système de téléphonie installé ne permet pas une bonne connexion à Internet. La bande passante de la liaison hertzienne reliant Dikodougou à la centrale de Korhogo est très étroite et ne permet pas une connexion de plus de cent vingt secondes (120) avec un débit de 12.600 Bps.

Dans la zone de Kolda au Sénégal, le réseau téléphonique local transitait par quatre centrales téléphoniques et n'était pas adapté à la connexion à Internet. Il est passé sur fibre optique depuis mars 2000.

Au Bénin, dans le Mono le réseau téléphonique a été entièrement numérisé en octobre 2000.

                                                                                                                                                                                      

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        3/ LA PAROLE AUX ANIMATEURS ET AUX                       COORDONNATEURS


Le chef de Province de Tibiri encourage à l'action

                           
La prise de connaissance du bulletin n°2 qui a fait état des activités menées par le Clac de Tibiri, a motivé la décision du Chef de Province de visiter sur le site web ETICAO et de voir dans quelle mesure appuyer davantage le groupement des jeunes dans leur combat contre le syndrome de Tibiri.

Grâce à l'appui des partenaires, d'autres objectifs sont en train d'être atteints par le même groupement.

Ainsi, après l'obtention des semences, le Groupement a encore reçu en février 2001, du matériel et des outils de creusage (1 brouette, 5 seaux, 3 arrosoirs, 1pêle, 15 binettes), à l'issue de la visite du Directeur Départemental de l'Agriculture, accompagné du Chef de service d'arrondissement de l'Agriculture de Guidan Roumdji et du Chef de Poste Agricole de Tibiri.

De sages conseils furent également prodiguer aux membres de ce groupement.

La troupe Culturelle du CLAC a également réalisé un documentaire de sensibilisation sur l'importance des cultures de contre- saison.


Les animateurs du Clac de Tibiri



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De mémoire de coordonnateur le plus ancien


Dans l'histoire des Clac, ce fut la première fois que l'on réunisse à trois reprises, en l'espace de 12 mois, Coordonnateurs, Responsables de programme, Formateurs, Responsables Nationaux et même Autorités de l'Agence : décembre 99 à Gorée au Sénégal, Mai 2000 à Korhogo en Côte d'Ivoire et décembre 2000 à Sokodé au Togo.

Le " virus Clac " qui ronge monsieur WEBER, actuel responsable du Programme Clac à l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, est plus virulent que celui qui rongeait madame Lucie ALEXANDRE.

Il va sans dire que, la contagion sera plus terrible au niveau de tous ses collaborateurs, notamment les coordonnateurs et ensuite les animateurs.

Malheur à ceux qui chercheront à se protéger contre ce virus spécial !



Raphaël BLIGUI LEBRY
Coordonnateur du réseau Clac de Korhogo



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Le leadership dans les Clac


Le phénomène de leadership dan les CLAC prend de l'ampleur et tend à devenir un frein au bon fonctionnement des CLAC, si les coordonnateurs ne prennent garde. En effet, certains animateurs permanents sont " tout puissant " capable de tout faire seuls.

Du coup l'esprit d'équipe prôné dans les CLAC est foulé du pied. Pas de collaboration avec le comité de gestion.

Alors chers amis faisons en sorte que les CLAC ne meurent pas. Car l'union fait la force.


Yao LOUKOU
Animateur au Clac de Sinématiali



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Poème : CLAC DE GRAND-POPO


Concentrées doivent être tes forces et ta conscience, car
Louanges et bénédictions seront ton seul rempart
A proximité de la grâce divine.
Chaque instant de joie, de bonheur, ou de douleur

            Demandera la clémence du Père Miséricordieux.
            Elu du peuple, que la prospérité et l'amour

Germent éternellement dans toute ta sphère
Royalement, que la volonté manifeste aidant
A la concrétisation des valeurs culturelles
Nargue constamment les rideaux brûlants de fer
De la tentation mystérieuse de la déception.

            Prions particulièrement pour le bonheur du CLAC.
            Obligeons l'existence du centre en action
            Pacifique et jaugeons sa haute stature.
            Ornons-le du salut et de l'euphorie phosphorescente l'exhibant au clair                               du jour.


Mounloussi  KANGNI
Animateur au Clac de Grand Popo



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        4/
LES NOUVELLES BREVES


Présence du BRAO aux 5èmes journées de l'internet du Togo et de la fête de l'internet francophone 2001



Ouvertes le lundi 26 février 2001 au Centre Culturel Français (CCF) de Lomé, les 5èmes Journées Internet du Togo et de la Fête de l'Internet francophone 2001, se sont étalées jusqu'au 4 mars.

La cérémonie d'ouverture a été placée sous la présidence du Bureau Régional pour l'Afrique de l'Ouest (BRAO) de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, représenté par Monsieur Bienvenu KOUDJO assurant l'intérim du Directeur en mission. Etaient présents à cette cérémonie, le Ministre de la Communication et de la Formation Civique, les professionnels de la communication et un public nombreux d'internautes.

Le BRAO a installé au CCF un stand équipé d'un micro ordinateur connecté à Internet pour la navigation, d'une antenne parabolique et d'un téléviseur géant qui diffusait à longueur de journée les émissions de TV5 Afrique.

Sur ce stand le personnel du BRAO s'était relayé pour accueillir le public et distribuer de la documentation sur l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et ses programmes relatifs aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) et sur les autres opérateurs de la Francophonie.

Le CLAC de Sokodé, localité située à 350 km de Lomé a abrité un programme décentralisé de ces manifestations.


Sidi M'bareck OULD T'FEIL
Responsable de projets de coopération au Brao

 

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Bravo à Monsieur le Préfet de Pita (Guinée)


Après sa prise de fonction, le nouveau Préfet de Pita, a rendu visite au CLAC, le 16 février dernier, dans la matinée.

Sur le champs, il s'est abonné et a fait abonné son épouse et ses enfants, pour donner l'exemple aux membres de l'équipe qui l'accompagnait.

Et, c'est pour la 1ère fois qu'un Préfet de la localité rend visite au Clac de Pita.

Il se peut que cela soit un signe de bonheur pour notre Clac !


Pépe Jérôme LOUA
Animateur au Clac de Pita



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         5/ L'AGENDA


La journée internationale de la Francophonie

Le 20 mars 2001 sera consacré à la Journée Internationale de la Francophonie.

A cette occasion, il y aura une semaine du cinéma francophone du 20 au 24 mars 2001 au Centre Culturel Français (CCF) de Lomé (Togo).

Un atelier sur la relance du cinéma au Togo est également prévu du 21 au 23 mars 2001.




La diffusion de films africains dans les Clac : Une activité expérimentale dans le réseau Clac de Korhogo

                                  
A partir du deuxième trimestre 2001, l'Agence propose au réseau Clac de Côte d'Ivoire d'initier la diffusion des films africains.

A ce titre l'Agence confira à ce réseau un projecteur de film. Une fois par mois , un film sera projeté dans tous les Clac du réseau, dans un espace clôturé.

Les séances seront payantes.                                                         


Raphaël BLIGUI LEBRY
Coordonnateur du réseau Clac de Korhogo
                       

 

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         6/ LE SOURIRE DE LA SEMAINE


Le petit frère reptile!


Au cours de la leçon de Biologie, le professeur dit : " Les reptiles sont les animaux qui rampent".

Après un moment, il demande aux élèves de lui en donner un exemple.

Bossou se lève et dit : " Mon petit frère est un reptile puisqu'il rampe tout le temps ".



Mounloussi KANGNI
Animateur au Clac de Grand Popo





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