ECHO D'ETICAO
Bulletin
d'information N°10
Semaine
du 09 au 15 Avril 2001
Bulletin
destiné aux animateurs des Clac
SOMMAIRE
Les
Activités de communication dans les CLAC
- L'iniquité,
source de la déscolarisation des jeunes filles à Pita
(Guinée)
La
Connexion internet au village
- Conseils pratiques
La Parole aux animateurs et aux
coordonnateurs
- Rectificatif au bulletin
d'information N° 09 de la semaine du 02 au
08 avril 2001
- La pierre des femmes
de Onkouihoué dans le processus de reconstruction
de Grand-Popo (Mono-Bénin)
- Des experts de l'Agence
de la Francophonie au Clac de Tafiré
(Côte d'Ivoire)
- Le Ministre de la
Culture au Clac de Tibiri (Niger)
Les Nouvelles brèves
- Visite de travail
au groupement villageois " HADIN KAI "
Tibiri
/ Niger
- 3ème anniversaire
d'intronisation du Chef du Gobir
(Tibiri-Niger)
Le Sourire de la semaine
- Qui suis-je ?
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1/
LES
ACTIVITES DE COMMUNICATION
DANS LES
CLAC
L'iniquité, source
de la déscolarisation des jeunes filles à Pita
(Guinée)
Pita
est une commune urbaine située au cœur de la région de moyenne
Guinée, à 390 km de Conakry la Capitale. Elle couvre une superficie
de 49 km2 et compte 4 quartiers urbains et 2 districts ruraux.
Selon le recensement de 1996, la population de Pita est de 18
900 habitants dont 9 072 hommes et 9 828 femmes.
Pita est confrontée à un grave problème d'iniquité dans la scolarisation
des jeunes filles. Selon les statistiques fournies par les services
techniques, sur 629 enfants scolarisés en 1997-1998, seuls 220
sont des filles soit 35 %. La plupart des filles scolarisées abandonnent
très tôt les études au profit d'ateliers de couture, de broderie
ou de coiffure.
Le tableau ci-après publié en 1999 par la Direction Nationale
de la Statistique du Ministère du Plan et des Finances, offre
la physionomie du niveau d'instruction des femmes et des hommes
de Moyenne Guinée :
-
Femmes sans instruction : 91%
-
Hommes sans instruction : 73%
-
Femmes ayant une instruction primaire : 5%
-
Hommes ayant une instruction primaire :4%
-
Hommes ayant une instruction secondaire : 4%
Ces données soulignent la nécessité d'un effort à déployer en
faveur de la formation des femmes qui représentent 51% de la population
globale du pays.
Les causes de cette iniquité seraient dues au fait que :
-
la population est à 90 % musulmane
-
les chefs religieux et coutumiers accordent plus d'importance
à
l'écol e coranique et maintiennent ainsi la femme dans son
rôle
traditionnel de ménagère
-
le manque de moyens financiers de certains parents qui n'arrivent
pas à supporter les dépenses liées à la scolarisation de
leurs enfants
-
l'analphabétisme des parents entraînant un manque d'intérêt pour
l'école française
- Les notables
du milieu qui conservent et transmettent les traditions
prônent la suprématie du sexe masculin sur le sexe féminin.
Toutes ces causes entraînent une déscolarisation importante des
filles avec de multiples conséquences tels que le mariage forcé
et précoce, la délinquance, la prostitution, les viols et pour
finir, des grossesses non désirées avec un taux important de mortalité
maternelle et infantile lors des accouchements.
Pour trouver une solution définitive au problème d'iniquité, le
Ministère de l'Enseignement Pré-universitaire à créé un comité
d'équité chargé de veiller à la scolarisation massive des jeunes
filles.
Des sous comités et des clubs d'équité ont également été créés
au niveau des Directions Préfectorales de l'Education (DPE) pour
veiller d'une part à l'équilibre entre filles et garçons au moment
des inscriptions et au maintien des filles dans le système scolaire
d'autre part. Pour atteindre ce but, de multiples cadeaux sont
offerts aux filles pour les encourager à continuer leurs études.
Dans un premier temps, les animateurs du Clac se sont intéressés
au programme d'activités mené par le comité d'équité. Malheureusement
ce comité appartenait au Projet d'Auto Promotion de l'Enseignement
de Moyenne Guinée, financé par l'organisme de coopération allemande,
la GTZ.
Le manque de moyens matériel et financier (véhicule, perdiem)
a découragé les membres du comité d'équité (habitué aux grands
moyens de fonctionnement) à poursuivre l'activité de communication
avec les animateurs du Clac. Ce comité a cru que le Clac avait
reçu un important financement pour la cause mais refusait de le
partager.
Pourtant, un début de collaboration semblait se dessiner. Des
réunions de programmation ont même été réalisées.
Pour faire face à ce problème, les animateurs du Clac de Pita
ont décidé de conduire seuls les activités de communication. Ils
ont organisé des rencontres d'échange avec les chefs de quartier
et certains parents d'élèves. Malheureusement, la non maîtrise
de la démarche et la réticence manifestée par leur groupe cible
n'ont pas donné un résultat satisfaisant.
La combinaison de ces situations n'a pas permis une évolution
positive des activités de communication à Pita.
La mission de suivi a suggéré de s'orienter vers de nouveaux groupes
cibles (filles des ateliers de couture et coiffure, filles du
collège, parents ayant des enfants en âge d'aller à l'école mais
non scolarisés etc.) afin que d'autres partenaires tels que la
troupe théâtrale, le dessinateur, la radio rurale, le club et
le sous comité d'équité, la direction du collège, la direction
préfectorale de l'enseignement, les chefs de quartier, l'association
des parents et amis d'écoles, etc, puissent s'impliquer dans les
activités de communication.
La mission a aussi recommandé la reformulation du titre de l'activité
qui devient finalement "appui par la communication au relèvement
du taux de scolarisation des jeunes filles de la commune urbaine
de Pita".
Une bonne application de ces nouvelles mesures de même qu'une
forte implication de tous des nouveaux acteurs devraient faciliter
l'identification des besoins en communication en vue d'éradiquer
le problème d'iniquité dans la commune de Pita et ses environs.
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2/ LA
CONNEXION INTERNET AU VILLAGE
Conseils pratiques
Les parafoudres sont destinés à protéger les installations électriques
et électroniques, des surtensions atmosphériques (foudre par
exemple) ou industrielles (surtension de manœuvre, commutation
de charges inductives etc.).
Dans les régions où les orages sont fréquents, il est vivement
conseillé de placer des systèmes de protection complémentaires.
Le surcoût occasionné par l'installation d'un tel système est
largement compensé par une immunité plus importante qui limitera
les interventions sur site et évitera une usure prématurée des
circuits électroniques et électriques.
N'attendez pas la catastrophe qui pourrait vous coûter plus
cher que l'achat d'un parafoudre ! ! !
Félix Zinsou
Technicien en Electronique
au BRAO.
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3/ LA
PAROLE AUX ANIMATEURS ET AUX COORDONNATEURS
Rectificatif au bulletin d'information
N° 09 de la semaine du 02 au 08 avril 2001
Après lecture du bulletin
d'information n° 9 que j'apprécie beaucoup, je viens apporter
un rectificatif à l'article " La réduction du taux de mortalité
infantile et maternelle à Ndiaganiao
" (Sénégal) à propos du poste de santé de Guélor qui n'a pas
encore vu le jour.
Néanmoins, la population bénéficie d'une case de santé bien
équipée avec la supervision des agents de l'ONG CANNAH.
Fatou Ndiaye
Animatrice au Clac de Ndiaganiao
La pierre des femmes
de Onkouihoué dans le processus de reconstruction de Grand-Popo
(Mono-Bénin)
Bravo à Echo d'ETICAO
!
Je voudrais vous faire partager ma fierté de savoir que nous avons
fait œuvre utile.
L'histoire retient que Grand-popo est l'une des premières villes
du Bénin d'aujourd'hui et du Dahomey d'hier.
C'est en 1881 que ses populations appelées popo ou xwla demandèrent
le Protectorat de la France. En Avril 1885 soit 4 ans plus tard,
le Commandant Supérieur des établissements français du golfe de
Guinée donna l'ordre au Lieutenant de vaisseau PORNAIN de venir
établir le protectorat français sur les popos. La position de
Grand-Popo a très tôt attiré les explorateurs européens qui se
sont installés sur la côte.
Ainsi, vers 1850 déjà, les premières maisons de commerce furent
installées à Grand-Popo. L'infrastructure portuaire mise en place
a entraîné l'implantation de nombreuses maisons comme : CICA,
Cyprien, Fabre et Cie de Marseille, John Holt etc, etc .
Cette cité, jadis prospère, se meurt au point de disparaître si
rien n'est entrepris. Conscients des responsabilités qui sont
les leurs, l'administration locale en accord avec tous les autres
partenaires et toute la communauté a décidé de redonner vie à
la cité avec un PLAN MUNICIPAL D'ACTIONS ENVIRONNEMENTALES (PMAE).
Il s'agit d'un plan global de développement qui ne sacrifie aucun
secteur notamment l'environnement au profit des autres. C'est
déjà une première évolution.
L'autre changement remarquable et remarqué est l'organisation
le samedi 17 février 2001, d'une Journée de Dialogue Publique
où étaient invitées toutes les couches de la population intéressées
par le développement.
Nous rappelons au passage que les programmes où plans de développement
avaient toujours été conçus par des spécialistes enfermés dans
des bureaux fortement climatisés connaissant mal ou pas du tout
les réalités concrètes des populations pour qui ils pensent le
développement.
La troisième surprise agréable est l'invitation adressée aux braves
femmes qui dans le cadre des activités de communication pour le
développement ont choisi d'œuvrer pour l'assainissement du marché
de Onkouihoué.
L'occasion leur a été donnée de partager leur expérience et d'exposer
les difficultés qui entravent leurs actions. Malgré leur état
d'analphabète, les femmes du groupe cible ont apporté leur pierre
au processus pour la reconstruction de Grand-Popo, belle cité
touristique que les amis auront du plaisir à visiter.
Virgile AKPLA
Coodonnateur du réseau Clac Mono.
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Des experts de l'Agence
de la Francophonie au Clac de Tafiré
(Côte d'Ivoire)
Le 7 Avril 2001, le Clac de Tafiré a reçu la visite
d'une délégation d'experts venant de Paris, de Lomé et d'Abidjan
accompagnée du coordonnateur, M. Lebry.
Cette visite a permis d'échanger sur toutes les activités menées
par le CLAC et surtout sur les activités de communication . Ce
volet communication a particulièrement intéressé nos illustres
hôtes.
Nous voudrions profiter de ce message pour vous dire un Grand
Merci pour les différents cadeaux offerts aux Animateurs mais
aussi pour la sono que nous venons de recevoir des mains du Coordonnateur
du réseau le jeudi 05 Avril 2001.
Les Animateurs du Clac de Tafiré
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Le Ministre de la Culture
au Clac de Tibiri (Niger)
A l'occasion du Festival National de la Jeunesse,
des journées portes ouvertes ont été organisées au Clac de Tibiri
du 20 au 30 Mars 2001.
Le jeudi 29 Mars, le Clac a eu l'honneur de la visite du Ministre
de la culture, accompagné d'une forte délégation. On notait la
présence du Préfet et du Maire de Maradi ainsi que les directeurs
centraux du Ministère.
Pendant cette visite guidée, qui a durée environs 2 heures de
temps nous avons donné des plus amples explications sur l'organisation
et le fonctionnement du CLAC.
Le Ministre s'est dit satisfait du résultat obtenu par le groupe
cible, l'agent de l'agriculture et les animateurs, dans le cadre
des activités de communication portant sur l'organisation des
jeunes dans la culture de contre-saison.
Cette activité est d'ailleurs inscrite en bonne place dans le
programme spécial du Président de la République.
Ces journées portes ouvertes ont permis à toutes les délégations
régionales ainsi qu'à une nombreuse population de notre pays,
(près de 3000 personnes) de découvrir l'ensemble des équipements
du Clac (fonds documentaire, unité audiovisuelle, jeux éducatifs
et de société).
C'était également l'occasion pour tous ces visiteurs de s'informer
sur l'utilisation des nouvelles technologies (ordinateur et Internet)
de même que sur la particularité des activités de communication
menées par les animateurs du Clac.
Une excursion pour visiter les sites importants de la commune
de Tibiri (Palais du Chef de Province, site de cultures de contre-saison
de Goumar etc.) a eu lieu le 30 mars de 8 heures à 12 heures.
Le Coordonnateur de réseau et les animateurs
du Clac de Tibiri
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4/ LES
NOUVELLES BREVES
Visite de travail au groupement villageois "HADIN KAI" de Tibiri-Niger
Le 16 Mars 2001, l'Agent de l'Agriculture, le Coordonnateur régional
du Programme Clac, ainsi que les
animateurs ont rendu une visite de travail au groupement villageois
" HADIN KAI " du quartier Goumar sur le site des cultures de contre-saison
en vue de suivre l'évolution de leurs activités.
Les animateurs du Clac de Tibiri (Niger)
encadrent ce groupement de jeunes agriculteurs dans le but de
les aider à mieux s'organiser et à mieux rentabiliser leur production.
Les visiteurs ont constaté que les produits (tomate, chou, salade,
aubergine, carotte, oignon) sont au stade de la vente.
A cet effet, une réunion d'ensemble a été programmée pour le dimanche
1er avril 2001 à 16h30 pour pouvoir mieux expérimenter le circuit
de commercialisation des produits.
Les animateurs
du Clac de Tibiri (Niger)
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