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ECHO D'ETICAO
Bulletin
d'information N°11
Semaine
du 16 au 22 Avril 2001
Bulletin
destiné aux animateurs des Clac
SOMMAIRE
Les
Activités de communication dans les CLAC
- L'œuvre de la
coopérative des femmes pour l'assainissement de la
ville de Méderdra /Mauritanie
La Connexion
internet au village
- Le saviez-vous
? : Comment est réalisée une prise de terre ?
La Parole aux animateurs et aux
coordonnateurs
- Excision mortelle
à Dikodougou /Côte d'Ivoire
Les Nouvelles brèves
- Le Clac de Tafiré
est à nouveau connecté /Côte d'Ivoire
- Changement d'adresses
électroniques dans le réseau Clac de Guinée
- Le téléphone de la
coordination des Clac de Mauritanie est a 07 chiffres
L'Agenda
-Trouver le meilleur
slogan " CLAC "
Le Sourire de la semaine
- Clac de Sirasso cherche
gardien !
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de page
1/
LES
ACTIVITES DE COMMUNICATION
DANS LES
CLAC
L'œuvre de la
coopérative des femmes pour l'assainissement de la ville de Méderdra
/Mauritanie
La ville de Méderdra se trouve à 150 km au sud de Nouakchott et
à 60 km au Nord-Ouest de la ville de Rosso, chef lieu de la région
du Trarza . En 1907, Méderdra n'était qu'un poste militaire français
créé pour les besoins de la colonisation.
Aujourd'hui, Méderdra est une commune de 6 000 habitants dont
plus de 60% de femmes eu égard à l'absence d'activités économiques
offrant des emplois pour les hommes. La commune est composée de
neuf (09) quartiers (Médina, Tevragh Zeina, El Berid, El Gédida,
Ecole I, Ghoude I, Ghoude II, Berid, Lycée, Ehl Egde El Hass.
Depuis sa création en 1907 jusqu'à nos jours, Méderdra
n'a jamais disposé d'un service d'assainissement ou de voirie.
Pendant longtemps, le système adopté pour l'évacuation des ordures
consistait à les enterrer dans des trous, dans les rues jouxtant
les maisons.
Les rues sont saturées et le problème de prolifération des ordures
se pose avec acuité. Chacun cherche à se débarrasser de ses ordures,
n'importe comment. Certaines personnes les déposent à la nuit
tombante près de la maison voisine, pendant que d'autres, les
jettent dans les rues ou aux abords immédiats des quartiers. D'après
les services de la santé, un nombre important d'enfants de 0 à
5 ans meurent des suites de maladies diarrhéiques.
En effet, il n'est pas rare de voir les enfants jouer sous la
pluie, des heures durant, sur les tas d'ordures avec de vieilles
boîtes rouillées et, dans des flaques d'eau.
La plupart des familles pauvres se soucient peu des règles élémentaires
d'hygiène, ne sachant pas les dangers auxquels elles s'exposent.
Cette méconnaissance des règles élémentaires d'hygiène, tout spécialement
chez les femmes qui sont les premières éducatrices d'enfants,
contribue dans une large mesure à la prolifération des maladies
dermiques, parasitaires, respiratoires, diarrhéiques et autres.
Grâce à l'engagement personnel de trois jeunes femmes instruites,
une quarantaine de femmes, issues de milieux économiques différents
et de niveau culturel et intellectuel différent se sont organisées
dès 1997 en coopérative d'assainissement de la ville de Méderdra
et ont commencé à balayer et à faire disparaître certains tas
d'ordures sur des places publiques, dans les rues et autour de
certains édifices publics comme le dispensaire, la mosquée, la
préfecture, l'abattoir, etc…
Cette coopérative appelée les " Amies de la nature " compte aujourd'hui
50 membres. Elle est officiellement reconnue, et possède un statut
et règlement intérieur. Son action s'étend sur le côté nord de
la ville de Méderdra.
Les femmes de cette coopérative avaient organisé une petite collecte
par membre (200 ouguiya :~ 600FCFA) par semaine à leur niveau.
Ceci leur permettait tantôt de louer les services des manœuvres
pour creuser des fosses pour enfouir les ordures, tantôt pour
louer une charrette et évacuer les ordures hors de la ville.
Ces efforts, certes louables n'ont pas entraîné l'adhésion des
populations qui continuaient malgré tout à jeter leurs ordures
n'importe comment.
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L'action du Clac de Méderdra
Le Clac de Méderdra en s'ouvrant aux activités de communication
en mars 1999, a tout de suite pris comme groupe relais les membres
de la coopérative les " amies de la nature ".
Dans les actions entreprises, les animateurs du Clac ont élargi
les activités de sensibilisation à toute la ville car cette étape
n'avait pas été prise en compte par la coopérative des femmes.
Une fois la situation cernée, les animateurs du clac ont scindé
leur activité en trois parties : celle relevant de l'administration,
celle relevant de la sensibilisation de la population et celle
nécessitant une requête de financement.
Ainsi, les leaders d'opinions de tous les quartiers ont été conviés
a des réunions d'échange et d'analyse de la situation d'insalubrité
de la ville. Des meetings ont été organisés par quartier avec
les partenaires de la santé.
Les bouchers et les marchands du marché, principales sources d'insalubrité
de l'environnement immédiat du clac, ont aussi été associés à
l'opération.
Au cours des activités, une seconde coopérative a rejoint le groupe.
Il s'agit de la coopérative " Saada Environnement ". Cette coopérative
a été créée en 1999. Elle compte 35 membres et est en phase de
recherche de reconnaissance officielle. Elle s'occupe spécialement
du nettoyage du côté sud de la ville.
Les deux coopératives ont fusionnées pour mieux combattre la question
de l'insalubrité de la ville, et surtout pour unir leurs efforts.
Ils ont l'intention de se constituer en union avec d'autres, ultérieurement.
L'intervention du Clac de Méderdra a alors consisté dans un premier
temps, à mieux organiser et orienter le travail de ces femmes.
Une mise à niveau de l'ensemble des membres de chacune des coopératives
a également été réalisée, car, il a été constaté que seuls les
responsables des bureaux de ces coopératives connaissaient les
objectifs poursuivis par la coopérative. Cette situation ne permettait
pas une implication réelle de tout un chacun.
Ensuite les méthodes de travail des deux coopératives ont été
analysées. Au début, les femmes de la coopérative faisaient brûler
les ordures ramassées. La population subissaient les rejets atmosphériques
de cette pratique (fumée nauséabonde, dépôt de cendre sur les
individus, la nourriture, les habits, la respiration devenait
difficile à cause de la pollution de l'air). Elles étaient traitées
de diables. Comme les ordures dans nos sociétés africaines sont
associés aux diables et à la folie et comme l'engagement des femmes
dans ce domaine est chose nouvelle, les populations n'y comprenaient
rien et les supputations allaient bon train.
Grâce aux conseils du Clac, les membres des deux coopératives
enterrent dorénavant les ordures. Les deux coopératives sont aujourd'hui
considérées par les autorités de la commune comme de partenaires
dynamiques, engagés et prêts à travailler avec l'administration.
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2/ LA
CONNEXION INTERNET AU VILLAGE
Le saviez-vous ? : Comment
est réalisée une prise de terre ?
La résistance d'une prise de terre dépend de deux facteurs :
D'une part,
la nature du sol (taux d'humidité et le degré de température)
: une prise de terre réalisée dans un sol argileux et humide
sera de plus faible valeur ohmique que celle placée dans un
sol sablonneux et sec.
D'autre part,
de la forme de la prise elle même et de sa dimension
: une
prise de terre réalisée en boucle à fond de fouille (câble ceinturant
les fondations
d'un bâtiment) aura une meilleure valeur ohmique qu'un simple
piquet enfoncé dans le sol.
Remarque
Il est interdit d'utiliser comme prise de terre les canalisations
de gaz et d'adduction d'eau. Par contre, il est important de
mettre à la terre ces canalisations, si, elles sont métalliques.
Félix Zinsou
Technicien en Electronique
au BRAO.
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3/ LA
PAROLE AUX ANIMATEURS ET AUX COORDONNATEURS
Excision mortelle à Dikodougou
/Côte d'Ivoire
Les Habitants de Samatiguila,
localité située à quelques Kilomètres de Dikodougou, n'oublieront
pas de si tôt la fin tragique de cette jeune fille de 11 ans
morte suite à une hémorragie dans un camp d'excision.
Les faits remontent au 8 Février 2001. Alors que dans le bois
sacré, temple des cérémonies annuelles consacrées à l'excision,
les jeunes filles, angoissées et condamnées à subir l'épreuve
du couteau, n'avaient d'autre alternative que de se résigner.
Les exciseuses finissaient de mettre en place tout le dispositif
devant servir à leur lugubre besogne. Comme en file indienne,
les jeunes filles se suivaient à la queue leu leu vers une
petite case dressée là bas et qui fait office de salle d'opération.
Puis, survint le tour de Kartja, jeune fille trop frêle pour
supporter le triste sort qui allait s'abattre sur elle. Selon
les sources d'informations à notre disposition, elle a été
pourtant excisée dans les mêmes conditions que les autres.
L'écoulement aurait duré plus de deux heures, je dis bien
plus de deux heures de temps. Prises de panique, les exciseuses
ont mis fin à leur sinistre pratique et par crainte de représailles
de l'autorité, elles ont déserté les lieux.
L'on n'a même pas eu le réflexe d'évacuer la fillette au centre
de santé de la ville de Dikodougou.
Informé, le CLAC s'est rendu sur les lieux et après quelques
témoignages recueillis, nous avons osé rencontré le chef du
village qui a du coup orienté ses soupçons vers une femme
d'un certain âge dont on dit être "sorcière" et qui semble-t-il,
était déjà sur les traces de la pauvre jeune fille.
Un débat s'en est suivi entre le vieux et nous. A la cause
subjective et abstraite du chef, nous avons opposé des raisons
scientifiques.
Au terme de notre entretien, le vieux a pris l'engagement
de faire arrêter l'excision dans son village. Les exciseuses
qui s'entêteront, le feront sans la caution du village.
Cette tragédie inspire réflexion et actions. C'est pourquoi,
nous avons programmé pour début avril 2001, deux exposés :
l'un par la sage femme à l'intention des jeunes filles et
l'autre par le Sous-Préfet en direction des femmes.
Les animateurs du Clac de Dikodougou (Côte d'Ivoire)
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4/ LES
NOUVELLES BREVES
Le Clac de Tafiré est à
nouveau connecté
La ligne téléphonique du Clac de Tafiré avait été suspendue pour
facture très élevée et Impayée. De ce fait, il n'y avait plus
une possibilité de connexion. Maintenant que nous sommes rétablis,
nous espérons communiquer régulièrement avec tous nos partenaires
et collègues des Clac.
Les animateurs
du Clac de Tafiré (Côte d'Ivoire)
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Changement d'adresses électroniques dans le réseau Clac de Guinée
Retenez nos nouvelles
adresses qui sont les suivantes :
olivier2@sotelgui.net.gn pour le coordonnateur M. LOUA Olivier
clacpita@sotelgui.net.gn pour les animateurs du Clac
Jérôme LOUA
Animateur au Clac de Pita
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Le téléphone de la coordination des
Clac de Mauritanie est à 07 chiffres
Au début du mois d'avril, la numérotation téléphonique de la Mauritanie
est passée à 07 chiffres.
Dorénavant, pour joindre la coordination du réseau Clac de Mauritanie,
il faut faire précéder l'ancien numéro du chiffre 5. Ce qui nous
donne le " 529 15 42 " en lieu et place du 29 15 42.
L'indicatif du pays reste inchangé (222).
La coordination ETICAO
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5/
L'AGENDA
Trouver le meilleur slogan " CLAC
"
Nous sommes en train de préparer les 15 ans du programme Clac
: nouvelles affiches, plaquettes et brochures de présentation.
Pour l'occasion, nous lançons un grand concours pour tous les
Clac de la terre, voire de l'univers : TROUVER LE MEILLEUR SLOGAN
" CLAC ".
Auparavant il y a eu : " Depuis 10 ans, je lis au village ".
Il n'est plus d'actualité et je suis persuadé que vous pouvez
faire bien mieux. A vos crayons !
Vos propositions doivent parvenir à l'adresse d'ETICAO à Lomé
: brao.eticao@tg.refer.org
Date limite de réception : 15 juin 2001 à 00heure GMT.
Le jury de sélection sera composé de 03 membres du service de
la communication de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie
(AIF), du concepteur des supports, de l'équipe Clac Paris et
Lomé.
Tous les participants gagnerons quelque chose : surprise !
Les lauréats des trois meilleurs slogans seront particulièrement
"gâtés" : surprise également !
NB : Il y aura également une catégorie coordo !
Eric WEBER
Responsable du Programme Clac à Paris
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6/
LE SOURIRE DE LA SEMAINE
Pour avoir été victime de vol l'année dernière, le Comité de
gestion du Clac de Sirasso en Côte d'Ivoire, lance une offre
d'emploi. Le premier demandeur qui se présente s'entend annoncer
:
vous êtes embauché,
vous gagnerez 10.000 FCFA par mois au début,
mais plus tard, vous pourrez gagner beaucoup plus
!
Dans ce cas, je préfère revenir plus tard, répond
le demandeur d'emploi.
Raphaël BLIGUI LEBRY
Coordonnateur du réseau Clac de Korhogo (Côte d'Ivoire)
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