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ECHO D'ETICAO
Bulletin
d'information N°15
Semaine
du 14 au 20 Mai 2001
Bulletin
destiné aux animateurs des Clac
SOMMAIRE
Les
Activités de communication dans les CLAC
- La lutte contre
le MST/Sida à Dédougou
(Burkina)
La Parole aux animateurs
et aux coordonnateurs
- L'écho du 31ème
anniversaire de l'Agence intergouvernementale de
la Francophonie dans les Clac (AIF)
Les Nouvelles brèves
L'Agenda
- Mission de presse
dans les Clac du Niger
Le Sourire de la semaine
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1/
LES
ACTIVITES DE COMMUNICATION
DANS LES
CLAC
La lutte contre le MST/SIDA à
Dédougou (Burkina)
Reliée à Ouagadougou par une piste longue de 230 km, Dédougou
est le chef lieu de la Province du Mouhoun. Elle est située à
l'ouest du Burkina. Cette commune n'est pas épargnée par le fléau
du Sida qui tue beaucoup de gens. La population cible touchée
est surtout les jeunes de 11 à 23 ans qui sont sous-informés.
Les animateurs du Clac se sont donnés pour tâche d'aider les structures
de santé à cibler les élèves et à diffuser les informations utiles
auprès d'eux, sur le sujet. Ainsi, un groupe de 35 élèves du lycée
provincial de Dédougou a été retenu pour le démarrage.
Jeunes
filles de 11 à 18 ans fréquentant les CLAC, parlant bien français
et morphologiquement développées. Certaines filles dès la classe
6ème ont des relations sexuelles précoces et ne sont pas bien
informées sur le SIDA.
Les garçons de
18 à 23 ans fréquentent aussi les CLAC. Ils sont plus actifs
sur le plan sexuel. Ils ont des comportements à risques mais
négligent
le port du préservatif.
Les objectifs assignés à leur tâche sont :
Informer les jeunes
sur l'existence du SIDA, ses dangers et
risques,
les modes de transmission et les moyens de protection.
Faire connaître
aux jeunes filles les conséquences du SIDA,dans le but de
les amener à " négocier " le port du préservatif par leurs
partenaires.
Informer les garçons
de 18 à 23 ans sur les dangers du SIDA, les modes de
transmission ainsi que les méthodes de protection, pour qu'ils
acceptent d'utiliser
des préservatifs au cours de leurs relations sexuelles.
Encourager les garçons
au port du préservatif, en leur indiquant les lieux et
services où ils peuvent se les procurer à bon prix.
Encourager les jeunes
filles et jeunes gens à prendre part aux activités menées
par les femmes du SMI et des ONG dans le cadre de la lutte contre
les MST/SIDA pour qu'ils servent de groupes-relais.
Pour atteindre ces objectifs, des contacts ont été pris avec le
médecin chef de l'hôpital qui a délégué deux agents de santé pour
mener des activités de sensibilisation en collaboration avec les
animateurs du Clac.
Les échanges avec le groupe-cible a permis de constater que le
message est bien passé. Les canaux (vidéo, causeries-débats, distribution
de prospectus) utilisés par l'équipe d'IEC (Information, Education,
Communication) de l'hôpital ont répondu à l'attente des élèves.
Un documentaire assez poignant projeté et intitulé " épidémie
de l'ombre " a fini par convaincre les dernières hésitations.
Aux dires des deux agents de santé, l'activité menée avec les
élèves du lycée provincial leur a permis d'améliorer leur propre
connaissance. Ils ne s'imaginaient pas qu'on pouvait partir d'un
petit groupe d'élèves qui vont servir plus tard de relais. La
tranche d'âge des élèves (13 à 16 ans) correspondait bien aux
cibles visés par leur programme d'IEC (âge de la libido).
Aujourd'hui les élèves de ce lycée ont souhaité que tous leurs
camarades puissent voir ce film. Ils ont exprimé le besoin de
servir de groupe-relais pour transférer à leur tour les connaissances
acquises sur le fléau dans les cinq lycées et collège de la commune.
De ce fait, de nouveaux groupes cibles ont été constitués avec
deux représentants (1 fille + 1 garçon) par établissement, des
membre du bureau de l'association des parents d'élèves et des
enseignants des cinq établissements de la commune pour poursuivre
les actions de sensibilisation dans toute la commune.
Les animateurs du clac de Dédougou
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2/ LA
PAROLE AUX ANIMATEURS ET AUX COORDONNATEURS
L'ECHO DU 31E ANNIVERSAIRE DE L'AIF
A l'occasion du 31e anniversaire de l'Agence intergouvernementale
de la Francophonie, et de la journée internationale de la francophonie,
plusieurs manifestations ont eues lieu dans les Clac. Avec beaucoup
de retard, nous vous diffusons quelques activités réalisées
par les Clac au cour de cette journée.
Allocution de
l'animateur principal (Clac de Khombole/Sénégal)
- Monsieur le Ministre, Parrain de la manifestation
- Monsieur le Gouverneur
- Monsieur le Maire de la Commune
- Monsieur le Représentant Personnel du Président de la République
au Conseil permanent de la Francophonie
- Monsieur le Secrétaire Général de la Commission pour la Francophonie
- Madame la coordonnatrice Nationale des CLAC
- Monsieur le conseiller Culturel du Gouverneur
- Monsieur le Coordonnateur Régional des CLAC de Thiès
- Chers invités
20 mars 1970, 20 mars 2001.Une langue, le Français, par la volonté
politique de 3 chefs d'Etat, Amany Diory, Léopold Sédar Senghor,
Habib Bourguiba, jetait un pont entre des peuples d'Afrique
d'abord, puis nouait ses tentacules à ceux du reste du monde.
Aujourd'hui la toile est si dense de l'apport fécondent de ces
peuples que cette langue ne constitue plus une mosaïque, mais
a créé une communauté de destin, tant aux points de vue politique,
économique, social et même juridique.
Ainsi donc, Monsieur le Ministre, parrain de cette journée,
nous sommes heureux de vous accueillir à l'aube de l'alternance
qui nous voit célébrer, le 31e anniversaire de l'Agence Internationale
de la Francophonie. Elle a depuis longtemps acquis ses lettres
de noblesse grâce à ses multiples réalisations dont l'implantation
des Centres de Lecture et d'Animation Culturelle, véritable
ruche dans laquelle chaque abeille y déposant son pollen bitumé
en des fleurs aussi diverses que parfumés, donne ce miel si
nourrissant. La culture n'est - elle pas ça ? Le Clac n'est
- il pas cette ruche où chacun apportant ses humanités participe
au bouillonnement culturel, nourriture dont se délecte l'esprit?
Monsieur le parrain, vous n'ignorez pas l'importance que revêt
ce temple du donner et du recevoir. En tout cas les responsables
de l'Agence ne se sont pas trompées sur les effets bénéfiques
qu'ils constituent. En effet, en décidant d'implanter ces centres
en partenariat avec les Etats bénéficiaires, l'Agence pour sa
part, n'a pas lésiné sur les moyens à mettre en œuvre. Elle
a formé, dès le départ trois agents en technique d'Animation
Culturelle sur l'épaule desquels le destin des centres se repose.
Puis elle a doté la structure d'une bibliothèque qui n'a rien
à envier à celle d'un centre culturel Régional. Pour l'animation
du centre, nous sommes pourvus en appareil audio - visuel dernier
" cri " et des jeux éducatifs et de société. Last but not least,
depuis deux ans, un autre volet est venu s'ajouter à la bibliothèque
et à l'animation, le volet Activités de Communication pour le
développement. Il est utile de s'arrêter sur ce volet, Monsieur
le Ministre, car il a guidé notre choix sur vous pour le parrainage
de cette Journée.
En effet, les CLAC pour la plupart, sont implantés en milieu
rural où les populations ont été longtemps confinées dans une
citoyenneté de seconde zone, bénéficiant peu ou prou des connaissances
qui font le monde, qu'à travers des moyens aujourd'hui non pas
dépassés, mais pas du tout performants. A l'heure où les informations
et les connaissances se renouvellent à un rythme soutenu, il
est suicidaire à un pays de toujours laisser entre les mains
de ses fils, des outils d'investigation classés, aujourd'hui
pièce de musée. Voilà pourquoi l'Agence, pour faire participer
les populations au développement économique et social de la
nation, a formé deux animateurs en technique de communication
participative pour le développement et a doté le centre d'un
matériel informatique connecté à Internet pour échanger avec
le reste du monde.
Monsieur le Ministre, l'Agence a rempli correctement sa part
du contrat défini dans la convention et le protocole signés
avec l'Etat et les collectivités locales où sont implantées
les CLAC. Mais, il faut reconnaître, pour ce qui concerne les
collectivités locales, même si des efforts ont été fournis ça
et là, des difficultés ne manquent pas.
En effet, les collectivités locales ont la responsabilité de
mettre sur pied un comité de gestion représentatif de tous les
secteurs d'activité de la commune ou des communautés rurales.
Elles doivent en outre fournir un local fonctionnel et avenant
avec un ameublement conforme aux normes pour ces genres de structures.
Elles doivent en outre assurer la sécurité de l'investissement
en fournissant un gardien et assurer un salaire au permanent.
Certes, on comprend les difficultés auxquelles sont confrontées
ces collectivités locales. Mais, qui, connaît l'impact des services
que rendent ces CLAC au sein de la population, il faut vraiment
manquer de volonté politique pour ne pas créer les conditions
optimales de prestation !
Quel investissement est plus prioritaire, que celui d'avoir
des citoyens avertis et éduqués pour une gestion citoyenne de
la cité ? Loin de moi l'idée de jeter un regard dubitatif sur
les efforts consentis par nos autorités ou mépriser les réalisations
au bénéfice du centre.
Si nous avons le CLAC le plus conforme aux normes, il faut reconnaître
que pour l'essentiel, des efforts restent à faire : paiement
de facture d'électricité, un gardien, désintéressement du permanent,
appui moral et financier à travers une subvention annuelle.
Monsieur le Maire, Président du Comité de Gestion du CLAC, je
ne perds de vue notre part dans l'apport financier pour le fonctionnement
du CLAC. Le produit des recettes pour l'essentiel ne proviennent
que des abonnements des usagers qui sont ramenés à des taux
sociaux très doux pour permettre à chacun, surtout aux élèves,
de fréquenter aisément le CLAC.
Monsieur le Ministre, parrain de la journée, nous sommes plein
d'espoir de vous savoir confier, en plus de la politique de
communication de la nation, les Nouvelles Technologies. Chacune
de ces entités nous intéressent au plus haut point. Certes,
la communication est le plus sûr véhicule de la culture pour
sa diffusion à travers des structures sociales de la nation,
alors que les Nouvelles Technologies, surtout de l'Information
et de la Communication sont les moteurs pour propulser le plus
loin possible et le plus rapidement qui soit, les éléments,
surtout culturels. Voilà pourquoi dans les solutions aux problèmes
évoqués plus haut, vous pouvez y apporter une part appréciable.
Et cela pour des raisons affectives . En effet, on le sait,
vous êtes bien né à Khombole, et comble de bonheur, notre sœur
Fatim, assise à nos côtés donne un cachet particulier à cette
manifestation, et l'un dans l'autre augure des lendemains radieux
pour le CLAC. La demande en ordinateurs est très forte depuis
que l'Agence a installé un ordinateur connecté à Internet et
nous espérons un geste appréciable dans ce sens.
Madame, nous ne vous imposons rien, nous faisons simplement
appel à votre cœur que nous savons gros et très gros pour votre
ville. Madame la coordonnatrice nationale des CLAC du Sénégal,
Marème Diongue, nous vous savons avocate des CLAC ainsi nous
voudrions du fonds d'aide à la culture, avoir les moyens de
carreler entièrement le centre pour préserver les ouvrages et
les appareils de la poussière. D'ailleurs, une demande dans
ce sens a été formulée accompagnée d'un devis estimatif. Nous
sommes sûrs que ces doléances sont tombées dans des oreilles
attentives et bienveillantes.
Nous ne terminerons pas sans remercier notre cher Da Costa,
Coordonnateur des CLAC de Thiès qui ne ménage aucun effort pour
nous soutenir. Monsieur le Ministre, chers invités, pour ne
pas abuser de votre temps si précieux, nous vous remercions
de notre aimable attention.
Ousseynou dit Moussa NDIAYE
L'Animateur Principal au Clac de khombole
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La Journée portes ouvertes à Tibiri
(Niger)
Le Clac de Tibiri a organisé une journée porte
ouverte à l'occasion de la Journée International de la Francophonie.
Plus de 750 personnes ont assisté à cette manifestation. On
note la présence de l'Administrateur Délégué de la Commune
de Tibiri, le Chef de Province du Gobir, les membres du comité
de gestion.
Une conférence portant sur le thème " A la découverte de la
Francophonie " a été organisée par les Professeurs du collège
et présentée par M.Oubalé Idi.
A cette grande manifestation quatre concours ont été organisés
(concours de dessin, de poème, des questions réponses, des
jeux de pétanques). Des prix (livres, bics, sacs etc.) en
guise de récompense ont été donnés aux trois premiers de chaque
concours par le Jury. Des prix d'encouragement ont été offerts
à certains élèves du collège et du primaire.
Les animateurs du Clac de Tibiri
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3/ LES
NOUVELLES BREVES
La coordination du
réseau Clac de Kolda a une nouvelle adresse électronique
: bacary.sagna@sentoo.sn
L'adresse électronique du Clac
de Fada Ngourma (Burkina) est à nouveau
fonctionnelle : Clac.fada@fasonet.bf
Nous attirons votre attention
sur le fait que le Clac de Méderdra ne peut recevoir
que des petits e-mail de capacité de 32 octets sur sa messagerie
électronique via le téléphone
par satellite. Le grand courrier risque de bloquer
sa boite de réception. Merci d'en tenir compte dans vos échanges
avec ce Clac.
L'équipe chargée de l'évaluation des aspects techniques du
projet ETICAO vient de
rentrer du terrain. Elle a pu réaliser son programme comme
prévu. Il se dégage des informations recueillies dans les
Clac visités, un sentiment
de satisfaction.
Nous vous en dirons plus
dans nos prochains numéros.
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4/ L'AGENDA
Mission de presse dans
les Clac du Niger
Dans
le cadre de la visibilité des activités de l'Agence, une équipe
du programme Clac composée de M. Eric Weber, Responsable du programme
Clac - Siège, de Messieurs Raphaël Bligui LEBRY et Dramane KONATE
respectivement coordonnateur des réseaux Clac de Côte d'Ivoire/Korhogo
et du Burkina-Est, seront en mission de presse dans le réseau
Clac du Niger du 14 au 23 mai 2001.
La mission sera accompagnée d'une équipe de journalistes.
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5/
LE SOURIRE DE LA SEMAINE
§ Un cycliste
renverse un piéton dans la rue et tombe de son vélo. Heureusement,
le piéton n'a eu que quelques égratignures.
Le cycliste
se relève et dit :
vous
avez la chance que je sois en congé !
Pourquoi
?
Parce
que je suis chauffeur de bus.
Les animateurs
du Clac de Tafiré
Retour
§ Un bossu et un bègue
posent pour une photo de charme :
Essaie de ne
pas bégayer sinon la photo sera floue, dit le bossu à son compagnon.
Et toi, rentre ta
bosse sinon on ne pourra pas refermer l'album, lui répondit
le bègue.
Le cooodonnateur du Réseau-Ouest
(Burkina)
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