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                                   ECHO D'ETICAO

                                        Bulletin d'information N°
17
                                Semaine du 28 Mai au 03 Juin 2001
                           Bulletin destiné aux animateurs des Clac 



    


   




SOMMAIRE



•  Les Activités de communication dans les CLAC

        - Les freins à la bonne évolution des activités de communication           dans les localités
: cas de Sokodé      
    
  
•   La Parole aux animateurs et aux coordonnateurs

       - Activité de communication et alphabétisation des groupes
     
   
•    Les Nouvelles brèves

       - Le programme de mobilité des jeunes dans l'espace francophone
         
     
•    Le Sourire de la semaine

       - Un monde sans NOIRS 


      





    
                                                                              

                                                             


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     1/ LES ACTIVITES DE COMMUNICATION
         DANS LES CLAC


                                               

Les freins a la bonne évolution des activités de communication dans les localités : cas de Sokodé


Dans notre précédent numéro nous avons fait cas de quatre grands domaines d'activités autour desquels des thèmes d'échanges avec les groupes cibles ont été expérimentés, sans pour autant vous les citer. Il s'agit de la santé (maternelle et infantile, assainissement et protection de l'environnement), de l'alphabétisation, de la production (vivrière et artisanale en vue d'un accroissement de revenu), de la promotion du patrimoine culturel. Deux exemples d'activités génératrices de revenu ont déjà été traités (Lalo au Bénin et Tafiré en Côte d'Ivoire).

Aujourd'hui nous vous présentons le cas des activités liées à la santé (Clac de Sokodé).



L'appui à la réduction du taux d'insalubrité du quartier Didaurè à Sokodé
       
       
Le quartier Didaurè est réputé comme un quartier difficile ou la mairie n'a pas pu réaliser ses activités de salubrité. Des ONG ont aussi tenté des initiatives dans ce sens sans grand succès.

Les activités de communication initiées par les animateurs du Clac de Sokodé depuis mai 2000 viennent en complément à tout ce qui avait déjà été tenté. Fort heureusement, sous l'effet d'entraînement du Préfet de Tchaoudjo, un comité de sensibilisation a vu le jour et avec les animateurs, des initiatives de formation, d'échanges, de présentation de vidéo et de pièces de théâtre pour convaincre la population de ce quartier à une hygiène de vie, ont finalement porté fruit.

Le résultat s'en est senti après 12 mois de travail acharné. Les mauvaises odeurs, les mouches, les tas d'immondices dans les caniveaux et derrière les concessions, ne sont plus que de mauvais souvenir.

La population est enfin heureuse de pouvoir à nouveau s'asseoir sous l'arbre à palabre devant la grande mosquée.

Cependant, il subsiste un autre problème plus important : comment se débarrasser de ces ordures que l'on a bien pris le soins de rassembler et qui commencent à devenir encombrant ! Pour ce faire une liste de nouveaux besoins a été adressée au Clac qui, comme vous le savez, n'est qu'une bibliothèque rurale :

        • Acquisition de matériel pour curage des caniveaux
        • Réalisation de la délimitation et clôture de la décharge publique
        • Matériel d'enlèvement et d'évacuation des ordures hors de la            commune
        • Construction de puisards dans les foyers
        • Construction de latrines

Une aide financière pour concrétiser les derniers ouvrages émanant de l'action de sensibilisation si bien réussi s'avère primordiale si l'on ne veut pas retomber dans la situation de départ et briser à jamais la mobilisation et la motivation des habitants du quartier Didaurè.

La population de Didaurè se dit prête à contribuer selon sa force de travail et ses moyens dérisoires (apport de sable, de gravier).

La coordonnatrice ETICAO

 
                                                                         
  
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       2/ LA PAROLE AUX ANIMATEURS ET AUX            COORDONNATEURS         
   

Clac de Pita

L'analphabétisme des femmes les oblige à se cantonner dans des activités traditionnelles ( ménage, maraîchage, petit commerce) ou des activités qui n'exigent aucune qualification spéciale (couture, broderie, tricotage, coiffure).

En encourageant la scolarisation et le maintien des filles à l'école, on les transforme en agent économique plus dynamique et on contribue à leur épanouissement.

Grâce à la sensibilisation réalisée par nos partenaires sous notre instigation, les populations locales de Pita ont compris l'importance de l'alphabétisation et le bien être qu'elle engendre dans le foyer et dans la vie de tous les jours.

Les animateurs


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Clac de Khombole

 
Au fur et à mesure que les activités de communication avancent, on note chez notre groupe cible constitué de femmes, une perception plus positive de la nécessité de s'alphabétiser pour régler des problèmes domestiques comme la gestion du budget familial, de la nécessité d'acquérir la capacité de lire, de calculer et d'écrire pour promouvoir les activités socio-économiques comme l'accès au crédit au niveau des institutions qui financent les micro-projets, etc.

Ce groupe cible est aujourd'hui très fier de pouvoir composer un numéro de téléphone et écrire une lettre sans faire appel à d'autres personnes comme par le passé.

Les animateurs






     
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       3/ LES NOUVELLES BREVES
  
     
Des assistants de projet pour le programme de mobilité des jeunes (PMJ)  



S'inspirant des consultations internationales organisées auprès des jeunes courant 1998-1999, le VIIIe Sommet Francophone tenu à Moncton en septembre 1999 a inscrit dans son Plan d'Action la création d'un programme de mobilité des jeunes dans l'Espace francophone (PMJ). Le PMJ est conçu pour faciliter les échanges d'expériences et de transfert de savoir-faire entre jeunes de l'Espace francophone et ainsi favoriser la création de partenariats et de réseaux entre eux.

Dans le cadre de l'exécution du Programme, l'Agence intergouvernementale de la Francophonie a recruté trois (3) jeunes assistants de projets affectés dans les trois (3) bureaux régionaux de l'Agence dont celui de Lomé. Ces assistants ont un rôle d'encadrement de proximité et leurs principales activités sont entre autres l'accompagnement des jeunes et des responsables jeunesses de leur région dans l'appropriation des outils du PMJ, la création et l'alimentation d'une base données de l'ensemble des structures œuvrant pour la jeunesse.

Monsieur Moussa SINON a été recruté pour s'occuper de la région Afrique de l'Ouest couverte par le BRAO. De nationalité burkinabé, M. SINON est informaticien de formation. Il a aussi servi au Point Accès Jeunesse au Burkina. Nous lui souhaitons plein succès.

Jeune comme vous, il souhaite entrer en contact avec tous les jeunes francophones. Si vous avez dans vos pays respectifs un répertoire d'associations de jeunes n'hésitez pas à le lui communiquer à l'adresse suivante : brao.acct@rdd.tg                                


 
 
                                                                              
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Une journée de reportage à Ndiaganiao
         


Le vendredi 5 mai 2001, Monsieur Neale Mac millan, journaliste canadien résidant au Burkina Faso, s'est rendu au Clac de Ndiaganiao pour faire un reportage sur les activités de communication, en raison du succès remporté sur le terrain. En effet, les animateurs de Ndiaganiao ont joué un rôle très important dans la lutte contre la mortalité infanto-juvénile et maternelle dans ce village distant de 8 km : Guélor.

C'est au nom du CRDI que M. Macmillan a fait le déplacement, certes pour confirmer ou infirmer l'évaluation qui a été faite. Son reportage fera l'objet de publication sur internet.

Ce fut une journée très chargée pour notre hôte. De 8 h 45 mn, heure de départ de Thiès à 22 h 18 mn, heure de retour sur Dakar, Monsieur Neale n'a pas connu de répit. Au cours de la journée, il a eu des séances de travail avec les animateurs, les membres du comité de gestion, les partenaires, les personnes ressources et le groupe cible.

De 15 h 45 à 18 h 50 mn, nous étions A Guélor. Plus le temps s'écoulait, plus il y avait du monde. Des femmes et des enfants avaient répondu massivement présents.

Pour nous libérer, nous étions obligés d'inventer une astuce pour dire au groupe cible que M. Méacmillan devrait prendre l'avion à 20 h pour retourner sur Ouaga.

Monsieur Neale Macmillan se souviendra encore longtemps de cette belle journée de travail très riche en expérience et en leçons.

Ainsi, Macmillan a réussi à communier dans un giron fraternel avec le groupe cible de Guélor et à découvrir une facette importante de la vie communautaire en milieu rural.

Horace Da COSTA
Coordonnateur réseau Clac Thiès/SENEGAL





                                                                         
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       4/ L
E SOURIRE DE LA SEMAINE


Un monde sans NOIRS


On raconte une histoire très amusante et très révélatrice à propos d'un groupe de Blancs qui en avaient marre des Noirs. Ces Blancs avaient décidé, d'un commun accord, de s'évader vers un monde meilleur. Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au cœur d'une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparu.

Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement. Enfin! se dirent-ils, " finis les crimes, la drogue, la violence et vive le bien-être social. Tous les Noirs ont disparus ".

Mais soudainement, ils furent confrontés à une toute autre réalité. La NOUVELLE AMÉRIQUE n'était plus qu'une grande terre aride et stérile.

Les bonnes récoltes étaient rares, car le pays s'était jusque-là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs.

Il n'y avait pas de villes avec d'immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventé l'ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs.

Il n'y avait pratiquement pas d'automobiles, car c'était Richard Spikes, un Noir, qui avait inventé la transmission automatique. Joseph Gammell, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garrett A. Morgan, les feux de circulation. En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R. Robinson.

Même s'il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express, elles étaient jonchées de papier et de déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée.

Il y avait très peu de journaux, de magazines ou de livres car John Love avait inventé le taille-crayon; William Purvis, la plume à réservoir, et Lee Burridge, la machine à écrire, sans compter W. A. Lovette avec sa nouvelle presse à imprimer. Vous l'avez deviné? Ils étaient tous des Noirs.

Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles et des livres, ils n'auraient pu les faire livrer par la poste, car William Barry avait inventé l'appareil de timbrage et la machine à oblitérer, William Purvis avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boîte aux lettres.

Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l'arrosoir mécanique et John Burr, la tondeuse à gazon.

Lorsque les Blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci étaient mal aérées et mal chauffées. Hélas, c'était Frederick Jones qui avait inventé l'air climatisé et Alice Parker, la fournaise. De plus, leurs maisons étaient sombres. Pas étonnant! Lewis Latimer avait inventé la lampe électrique; Michael Harvey, la lanterne, et Granville T. Woods, l'interrupteur-régulateur automatique. Enfin, leurs maisons étaient sales car c'était Thomas W. Steward qui avait inventé la vadrouille et Lloyds P. Ray, le porte-poussière.

Leurs enfants les accueillirent à la porte pieds nus, débraillés et les cheveux en broussaille. À quoi d'autre fallait-il s'attendre? Jan E. Matzelinger avait inventé la machine à formes pour chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser, et George T. Samon, le séchoir à linge.

Les Blancs se résignèrent finalement à prendre au moins une bouchée, dans tout ce chambardement. Mais, pas de chance, la nourriture était devenue pourrie car c'était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur. N'est-ce pas étonnant? Que serait notre monde moderne sans la contribution des Noirs?

Martin Luther King Jr a dit un jour : " Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter a été inventée par des Noirs ".

L'histoire des Noirs, c'est beaucoup plus que l'esclavage! Pensons à Frederick Douglass, à Martin Luther King Jr, à Malcolm X, à Marcus Garvey et à Du Bois.

Bonne réflexion.


Texte tiré d'Internet

                                                                   
                                                               

                                                            
                                                                               
 
                                                                         

  
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