ECHO D'ETICAO
Bulletin
d'information N°19
Semaine
du 11 au 17 Juin 2001
Bulletin
destiné aux animateurs des Clac
SOMMAIRE
Les
Activités de communication dans les CLAC
- L'évolution
positive des activités de communication dans certains
Clac au cours du premier trimestre 2001 : Clac de Vélingara
(Kolda) et de Grand Popo (Mono)
La connexion internet au village
- Impact
sur le milieu et les implications du milieu
La parole aux animateurs et aux coordonnateurs
- Paroles
de sagesse
Les Nouvelles brèves
- Naissance dans
la famille LOUA (Guinée)
- Clôture
de la phase expérimentale d'ETICAO
L'Agenda
Le Sourire de la semaine
- Une histoire de ponctuation
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1/
LES
ACTIVITES DE COMMUNICATION
DANS LES
CLAC
L'évolution positive des activités
de communication dans certains Clac au cours du premier trimestre
2001
Le Clac de Vélingara
La venue d'un nouveau chef au service de l'hygiène, Monsieur Thiandoum,
nous a permis de revoir notre approche. C'est à la suite d'une
rencontre entre ce dernier , le Clac et Monsieur Dieng de Enda
tiers monde que nous avions décidé de rencontrer le Maire. En
effet après une analyse de la situation nous sommes convenus de
faire prendre conscience au Maire de la nécessité de son intervention
pour la finalisation de l'activité de communication. Après plusieurs
rencontres, il a fait des convocations signées par lui même pour
la tenue d'une table ronde avec tous les partenaires de la commune
:
Service de l'hygiène, ONG World Vision, Aide et Action, Sodefitex,
Développement Communautaire, les responsables de tous les groupes
socioprofessionnels du marché, Projet de Nutrition Communautaire,
le Président du Comité de Salubrité du Quartier centre1, le responsable
du Daandé Lenol (GIE qui s'occupe d'enlèvement d'ordures dans
les autres quartiers), le responsable du projet PAM/SEN .
La réunion qui était initialement prévue à la mairie a finalement
eu lieu au CLAC car le Préfet du département avait convoqué une
réunion dans la même salle pour préparer le 4 Avril 2001. A cette
rencontre étaient présents les responsables des groupes socioprofessionnels
du marché (sauf les poissonniers et les tailleurs), le Président
du Comité de Salubrité du centre 1, le responsable du projet PAM/SEN,
le Président du Daandé Lenol, Coulibaly et Khady pour le compte
du CLAC et le responsable de Enda tiers monde.
La rencontre convoquée pour le 02 avril 2001 devait être présidée
par le Maire mais ce dernier s'est excusé à la dernière minute
pour cause de décès d'un de ses militants.
Le responsable du service d'hygiène était lui aussi absent. Son
absence se justifie par le fait qu'il venait de recevoir une note
de service l'affectant à Sédhiou alors qu'il ne s'y attendait
pas.
Malgré la situation ,on a essayé de faire avec, même si nous aurions
souhaité la présence surtout du maire car c'était l'occasion de
résoudre définitivement les problèmes que posent les occupants
du marché.
Au cours des discussions, les occupants présents ont dit être
aujourd'hui conscients des méfaits de l'insalubrité car la majeur
partie paye un Talibé pour faire jeter leurs ordures hors du marché
: " si nous recevons une équipe d'évacuation dynamique qui passe
tôt le matin pour récupérer les ordures cela nous ferait beaucoup
plaisir car chacun de nous a un petit carton où il met ses ordures
après avoir balayé ", dit Balla Ndiaye un marchand.
Après un débat riche et plein d'enseignements les propositions
suivantes ont été retenues :
- Création d'une commission (dont les responsables
des groupes socioprofessionnels
seront membres et les autres partenaires) présidée
par le Maire qui va faire le tour du marché. Le but de cette commission
est de partager les propositions faites avec les occupants.
- Possibilité de traiter l'évacuation des ordures
avec le GIE Daandé Lenol ou
une autre organisation susceptible de faire un travail semblable.
- Création d'une police d'hygiène au sein du
marché.
- Résoudre la question des WC du marché
- Dégager une politique de sensibilisation des
autres usagers (clients)
Nous avions rendu compte au Maire qui a apprécié les propositions
et a dit être tout a fait disposé pour la réalisation de toutes
ces propositions.
Le lendemain de la réunion, le responsable de Enda tiers monde
fut rappelé à Dakar pour préparer la deuxième phase de leur programme
qui est l'assainissement car il était là pour le programme Eau
potable pour tous. Le chef de Service d'hygiène aussi qui a insufflé
une nouvelle dynamique à l'activité fut affecté à Sédhiou.
J'ai rencontré Monsieur Sagna pour lui donner toutes les informations
liées à l'évolution des activités. Il m'a donné rendez vous pour
discuter et préparer la rencontrer avec le Maire.
Ce dernier est absent depuis prés d'un mois, il est allé à Dakar
pour des soins. Etant en conflit avec son adjoint il l'a dessaisi
de tous les pouvoirs.
Concernant la deuxième activité de communication qui porte sur
le thème " Appui par la communication à l'organisation du regroupement
des femmes de " Maaréwé " autour des activités génératrices de
revenus.
A ce niveau, en sus du besoin d'organisation nous nous sommes
rendu compte que les femmes ont plutôt besoin d'être alphabétisées.
Ainsi nous avons pu les mettre en rapport avec une association
qui intervient dans ce secteur et qui a comme objectif d'appuyer
, d'organiser , de former les femmes en gestion administratives
et financières. D'ailleurs les contacts ont été pris et les deux
partenaires sont en négociation.
Les animateurs du Clac de Vélingara
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Le Clac de Grand-Popo
(Bénin)
Le CLAC de Grand - Popo a piloté pour la seconde fois les activités
de communication initiées par ETICAO. Cette deuxième phase dont
le thème capital est " l'Assainissement du marché " a connu une
satisfaction totale. La population Xwla a d'avantage connue les
prérogatives du CLAC grâce à un groupe de vingt - deux femmes
conscientes des inconvénients qui découleraient de l'insalubrité
du marché implanté dans leur quartier Onkuihoué.
Suivant le plan d'action bien détaillé, et conjointement établi
avec le groupe cible, les partenaires et les autorités ; les communicateurs
n'ont pas ménagé leurs efforts techniques pour conduire à terme
ce projet. Comme partenaire, nous pouvons citer :
L'Agent d'hygiène de la localité, Monsieur TOSSENOUN Agboton qui
a su profiter du dévouement de ces femmes pour créer d'autres
structures de balayage et d'hygiène en général dans tous les villages
de la Sous - Préfecture. Dans l'exercice de ses activités, il
a l'habitude de solliciter le groupe cible qui constitue aujourd'hui,
le phare sur le plan de l'hygiène. Il a par ailleurs écrit un
projet en leur nom au Ministère de la Santé Publique.
Les Agents des Affaires Sociales : Trois agents dont deux femmes
ont pour leur part aussi, participé à la réussite de nos activités.
Chaque quinzaine, ils assistent le groupe cible et lui apporte
leur concours. Ils ont étudié la situation sociale de chaque membre
et distribuent des subsistances en conséquence.
Les Agents de Santé : Ils ont recensé les membres de leurs familles
respectives et les suivent de près. Sur décision du médecin chef,
ces derniers sont exhonorés des frais de consultation.
Les Animateurs de l'ONG CERIDAA ( Centre d'Etudes de Recherches
et d'Initiatives pour le Développement Agricole et Artisanal )
: Ces animateurs ont introduit le dossier de micro - financement
du groupe cible au près de MCDI ( Medical Care Developement International
) et AGEFIB ( Agence de Financement des Initiatives de Base )
via USAID ( United State Agency International Developement ).
Les procédures administratives et financières étant longues, le
dossier est toujours en étude.
Le maire de la commune : Il est l'autorité qui a le plus appuyé
nos démarches. Par plusieurs coups de fil, il a toujours réussi
à régler les problèmes du groupe cible au près de ses administrés.
Il a souvent assisté le groupement et présenté son action aux
différentes ONG qui interviennent dans la localité. Il a d'ailleurs
organisé une distribution de prix aux plus " zélés"lors de
la fête de NONVITCHA (fête des Xwla ).
Le Sous - Préfet : De par son dynamisme, il a su très tôt sensibiliser
les membres du Comité de Gestion. Une délégation de ce comité
assiste les femmes une fois par mois.
Le Sous - Préfet a été toujours disponible pour le règlement des
nombreux problèmes auxquels elles se sont confrontées. Il a restructuré
la gestion du CLAC et a fait prendre en charge par le budget de
la collectivité locale, les Animatrices : SAMEY Rosalie et ADOUKONOUN
Isabelle. Ce qui a donné un élan particulier à l'évolution du
CLAC de Grand - Popo : le Centre est ouvert tous les jours de
huit heures à vingt - deux heures.
Plusieurs Associations considèrent AFAMAG ( Association des Femmes
assurant l'Assainissement du Marché de Grand - Popo ) comme une
référence. Ce qui a favorisé le cas de l'ABE ( Agence Béninoise
pour l'Environnement ) qui s'est servit de ces femmes pour réussir
les différents ateliers de formation qu'elle a successivement
organisé à Grand - Popo, Comé, Lokossa, Bopa et Athiémé. Plusieurs
fois, ces dernières ont été sollicitées pour expliquer aux stagiaires
le secret de leur réussite. Elles arrivent à faire passer leurs
messages grâce aux divers sketchs que les Communicateurs et l'Agent
d'hygiène leur ont appris.
Par ailleurs, il est impérieux de signaler qu'un partenariat est
né entre l'Association belge PARI MEDIA ASBL et le CLAC de Grand
- Popo. Très intéressée par l'action du CLAC sur le terrain, cette
Association dont l'objectif est de construire un Centre Culturel
dans la localité a pu nous offrir deux ordinateurs et Cent Soixante
Seize Mille Soixante Quinze (176.075) ouvrages pour enrichir
davantage nos rayons. Son responsable, Monsieur Georges LECRON
a décidé de faire bénéficier l'Animatrice SAMEY Rosalie d'une
formation technique de trois mois sur la gestion d'un Centre Culturel
en Belgique pour être proposer plus tard Coordonnatrice des actions
PARI MEDIA - Bénin. Ladite formation débute le 26 Juin 2001 et
finit le 26 Septembre 2001.
Alors, c'est ici le lieu où les Animateurs du CLAC de Grand -
Popo présentent toute leur gratitude à l'Agence de la Francophonie
et surtout à ETICAO qui a su les former pour les activités de
communication.
En résumé, le CLAC de Grand - Popo a réussi les activités de communication.
Son impact sur le milieu est rayonnant. Le groupe cible est devenu
un modèle à suivre. Il est souvent solliciter dans le cadre des
ateliers de formation. Les objectifs assignés aux activités de
communication ont été brillamment atteint. Le CLAC est actuellement
pour tous. Toute la localité a compris qu'il est l'affaire de
tout le monde quelque soit le rang social. Le groupe cible se
réjouit de cette action dont il constitue aujourd'hui l'aiguille
indicatrice. Qui parle du CLAC de GRAND POPO doit parler d'AFAMAG.
Alors, ces valeureuses femmes souhaitent que ETICAO multiplie
les phases des activités de communication dans les mois à venir
pour pérenniser ses actions dans toute la région.
Les animateurs du Clac de Grand-Popo
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2/
LA CONNEXION INTERNET AU VILLAGE
IMPACT SUR LE MILIEU ET IMPLICATION DU MILIEU
Utilisateurs individuels
La mission d'évaluation des aspects techniques du projet ETICAO
a aussi été l'occasion de rencontrer plusieurs représentants du
milieu. Certains sont venus témoigner à titre individuel, en tant
qu'utilisateurs des services informatiques offerts par le Clac.
Ceux-ci ont unanimement témoigné de la valeur de l'outil informatique,
en particulier du courrier électronique, pour des projets personnels
qu'ils menaient.
Un exemple typique est celui de l'instituteur de Maradi, inscrit
à la maîtrise en littérature à l'université de Lausanne en Suisse.
Il a utilisé le courrier électronique du Clac
de Tibiri pour échanger avec son superviseur basé à Lausanne.
Il a pu ainsi être supervisé à distance jusqu'à ce qu'il complète
son mémoire. Il a même refusé d'être muté à une autre localité,
tellement le courrier électronique était essentiel pour son projet.
Son mémoire est maintenant terminé. Sa soutenance a été organisée
par courrier électronique et elle aura lieu à Niamey en présence
de son superviseur.
Perception par les autorités
La rencontre de plusieurs maires et administrateurs publics de
haut rang, la plupart membres du comité de gestion du Clac de
la commune a eu lieu autour de deux thèmes principaux : la perception
que ces représentants du milieu ont des activités informatiques
du Clac et l'implication financière de la communauté pour le support
de ces activités.
La perception est très positive. L'investissement informatique
dans les Clac piloté par l'Agence a comme effet de raffermir leur
engagement et leur participation, notamment dans les comités de
gestion. Ces personnes sont cultivées et savent bien que les technologies
de l'information et de la communication sont au cœur des activités
économiques contemporaines.
L'ordinateur du Clac est l'un des seuls ordinateurs connectés
à Internet de la commune, voire de toute la région. Ils reconnaissent
la valeur de cet investissement et ils s'interrogent sur les applications
de l'ordinateur qui pourraient avoir le plus grand effet de développement
dans la communauté. Ils sont prêts à amorcer une réflexion pour
l'élaboration d'une politique d'utilisation de l'ordinateur qui
découlerait de la mission éducative et culturelle du Clac.
L'implication financière
Sur le plan financier, les autorités locales font remarquer que
leur commune contribue déjà au fonctionnement du Clac: local,
électricité, gardien de nuit, etc. Cependant, les nouvelles activités
en TIC dans les Clac créent un climat propice à de nouveaux investissements
de leur part. Par exemple, le maire de Vélingara
s'est engagé à installer un climatiseur dans le Clac de sa commune.
D'ailleurs, des représentants du milieu nous font remarquer que
la communauté doit s'impliquer financièrement dans les projets
du Clac. Les modalités restent à être déterminées. Cela peut être
fait par des versements mensuels, comme cela se fait à Khombole
où les parents des écoliers paient 1000 FCFA par mois pour que
leurs enfants puissent utiliser des ordinateurs à l'école. Cela
peut se faire par la perception directe de frais pour des services
rendus ou lors d'évènements publics organisés par le Clac.
André CLOUATRE
Consultant chargé de l'évaluation
3/ LA
PAROLE AUX ANIMATEURS ET AUX COORDONNATEURS
Paroles de sagesse
(envoyé par les animateurs du Clac de
Khombole)
- "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur
parole,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves
Et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois
parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus
d'eux l'autorité de rien ni de personne, Alors,
c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie."
PLATON
Philosophe et écrivain GREC (-427à-347)
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4/ LES
NOUVELLES BREVES
Naissance dans la famille LOUA
Les animateurs du Clac de Pita ont la
joie d'informer toute la famille Clac de la naissance d'une fille
dans la famille de M. Pépé LOUA (animateur) le 27 avril 2001.
Après les cérémonies de baptême qui ont eu lieu le 12 mai 2001,
l'enfant porte le nom de Félicité LOUA.
Le nouveau né et sa maman se porte bien.
Les animateurs
La fin de l'expérimentation du projet ETICAO
Elle interviendra effectivement le 30 juin 2001. A cet effet,
une interruption provisoire sera observée dans la parution de
votre bulletin d'information ECHO D'ETICAO. Le dernier numéro
paraîtra le lundi 18 juin 2001, ce qui correspondra au 20ème numéro
de votre bulletin d'information.
Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué d'une manière
ou d'une autre à la parution hebdomadaire du bulletin depuis février
2001.
Nous espérons vous retrouver très bientôt.
La coordonnatrice ETICAO
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L'AGENDA
-
12 au 15 juin 2001 à Cotonou au BENIN : Conférence Francophone des
Ministres de la Culture
- 11 au 16 juin à Lomé (TOGO) :
Séminaire Régional sur la sécurité des réseaux
internet, réalisé par l'INTIF (Institut Francophone des Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Formation)
- 21, 22 et 23 juin 2001à
Lomé : Réunion de clôture de la phase expérimentale
du projet ETICAO
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6/ LE
SOURIRE DE LA SEMAINE
Une histoire de ponctuation
Mademoiselle Virgule dit un jour à monsieur Tréma :
- "Avant de prendre toute décision relative à notre mariage, j'ai
voulu me renseigner sur votre conduite.
J'ai malheureusement appris que vous étiez en
relation avec Mlle Cédille, ma meilleure amie.
Mes parents en sont indignés autant que je
le suis. Veuillez donc, renoncer au trait
d'union et à toute parenthèse".
Le pauvre Tréma, piqué au vif par ces paroles prononcées avec
un accent aigu, répond d'un accent grave :
- "Qui vous a dit cela?"
- "Assez monsieur! point d'exclamation! Je ne subirai point
d'interrogation!"
Tréma sous le coup d'une telle apostrophe, courba la tête en signe
d'accent circonflexe, et partit en serrant les deux points!
Les animateurs du Clac de Khombole