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Les CLAC en Afrique de l'Ouest

L'implantation d'ETICAO

Bénin
 
 

Réseau de l'Atacora :
Kouandé, Péhunco, Tanguiéta, Toucountouna
Réseau du Mono : Bopa, Grand Popo, Klouékanmey, Lalo

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Afrique de l'Ouest

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LA COMMUNE DE KOUANDÉ

Présentation de la commune
Activité en cours

La localité de Kouandé, au nord-ouest du Bénin, compte environ 12 000 habitants, principalement d'ethnies batonnou, natimba et peulh. L'islam est la religion dominante mais on y trouve également des chrétiens et, surtout, des animistes. La majorité de la population parle le batonnou mais un bon nombre utilise le natimba et le peulh comme langues de communication.

Les habitants vivent surtout d'agriculture et de la transformation de ses produits. Viennent ensuite le commerce et le transport. Malheureusement, l'état défectueux des routes ne facilite pas l'écoulement rapide des produits vers le marché.

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Activité en cours
Appui par la communication à l'alphabétisation
des femmes de Kouandé en langue nationale Batonnu

Kouandé compte plusieurs associations, principalement tournées vers le développement socio-économique de la sous-préfecture. Leurs activités économiques majeures sont la transformation du manioc en gari et celle des noix de karité en beurre. Un groupement des femmes, Wanrou Sourou, est particulièrement actif dans ce domaine. Malheureusement, les membres de ce groupement ne savent ni lire ni écrire. C'est à ces femmes que les animateurs du CLAC ont spontanément pensé à l'annonce du projet de communication pour le développement.

Ce groupement de femmes, après avoir mené pendant 14 ans des activités traditionnelles de transformation des produits vivriers et de production de gari, une farine de manioc, se lance maintenant dans la formation et l'alphabétisation.

La volonté des femmes d'agir en cette direction a remporté l'approbation puis l'adhésion des époux et enfin mobilisé les partenaires locaux, notamment les ONG et les autorités paroissiales.

Le groupement a détaché une femme pour suivre le projet et être l'interlocutrice du CLAC et des partenaires. Pour la poursuite du projet, il faut améliorer les conditions d'apprentissage (notamment la question du local) et mettre en pratique les acquis de la formation.

 

 

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LA COMMUNE URBAINE DE PEHUNCO

Présentation de l a commune
Activité en cours


Péhunco est la plus importante des trois communes du département de l'Atacora. Ses 15 261 habitants sont à 60% des hommes. La représentation ethnique y est variée: on y retrouve principalement des Peulh (48,32%) et des Bariba (41,65%), mais aussi des Yoruba, des Haoussa, des Djerma, des Gourmatché, des Fon, des Lokpa et des Ibo. Péhunco, chef-lieu de la sous préfecture, est situé à l'est du département, à 621 km de Cotonou, capitale économique du Bénin, et à 94 km de Natitingou, siège de la coordination des CLAC du département.

Le Bariba est la langue dominante mais on y parle aussi le peulh, le dendi, le yoruba, le fon, ainsi que les dialectes des autres nationalités. L'animisme et l'islam dominent, tout en cohabitant avec le christianisme. La localité de Péhunco compte sept écoles primaires et un collège d'enseignement général. Le taux d'alphabétisation en bariba est assez élevé chez les hommes.

Péhunco est relié aux localités de Parakou (186 km), Sinendé (55 km), Kérou (75 km), Kouandé (40 km), Natitingou (94 km),et Djougou (75 km) par des routes non bitumées mais praticables en toute saison. Elle dispose d'un grand marché ouvert tous les quatre jours et de six petits marchés de village. Plus de 75% de la population vit de l'agriculture (coton, maïs, igname, manioc, sorgho, haricot). On y retrouve plusieurs plantations de teck et d'acajou. L'élevage, pratiqué essentiellement par les Peulh, se fait selon la méthode agro-pastorale, que ce soit dans les fermes ou dans le centre-ville.

Le commerce y est très florissant, principalement chez les ethnies Yoruba et Ibo. On y compte plus de vingt boutiques et de nombreux points de vente (étalages). L'artisanat, la pêche et la chasse occupent une infime partie de la population.

La localité compte de nombreuses associations et groupements à vocation coopérative. Elle dispose d'un réseau d'adduction d'eau potable depuis 1985, relayé par huit pompes manuelles installées dans la ville et les quartiers périphériques et d'un important réseau de téléphone rural. La population reçoit les informations par la station de radio régionale de Parakou, par la station nationale (ORTB) et par la télévision nationale. Quatre services utilisent déjà l'ordinateur. Péhunco en est à la phase de pré-électrification.

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Activités en cours
Appui par la communication à la promotion de la culture Batonnu

La promotion de la culture Batonnu a intéressé deux groupes : d'abord 16 jeunes du village de Doh pour leur faire pratiquer le worou, une danse locale. L'aspect rituel de la danse a été volontairement supprimé pour permettre aux jeunes de découvrir les pas de danse et les sauts acrobatiques qui l'accompagnent.

Douze femmes du village de Péhunco ont constitué le deuxième groupe, autour de la pratique de la danse kabo, une danse de grâce et de séduction. Leur groupe se nomme Dema, ce qui signifie authenticité.

Au delà de la danse, les activités de communication ont consisté à :

  • faciliter la mise en œuvre des actions d'alphabétisation en langue batonnu, des jeunes et de femmes relais ainsi que des couturières du groupement : recherche de financement, implication des alphabétiseurs, achat de matériel didactique.
  • reconstituer et réhabiliter le patrimoine culturel local : enquêtes sur les pratiques, notamment les danses, restitution des résultats, réalisation de cassette-vidéo, lutte contre l'exode rural : réalisation de saynètes.

Cette initiative du CLAC a fait des émules dans les villages alentour.

 

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LA SOUS PRÉFECTURE DE TANGUIETA

Peuplée de Waaba, Barba, Natimba, Gourmanché et de Peulh, la sous-préfecture de Tanguieta compte 4310 habitants. De religion chrétienne, musulmane ou animiste, la population parle principalement le dendi mais aussi plusieurs autres langues locales (wamma, biali, maténi, gourmanché, peuhl, haoussa et yoruba).

Dans le secteur public, on compte douze écoles primaires et une école secondaire, dont une maternelle, ainsi qu'une école primaire privée.

Le taux d'alphabétisation en langue locale (maténi et wamma) était de 72,97 % en 1997.

Les habitants de Tanguiéta pratiquent l'agriculture sur brûlis et l'élevage. Ils tirent le gros de leurs revenus du commerce, de l'exploitation du bois de chauffe, de la transformation des produits locaux et de l'artisanat.

Selon les études de deux institutions locales, le Projet de gestion des ressources naturelles et le Centre d'action régionale pour le développement rural, la production vivrière baisse d'une saison à l'autre et les paysans sont incapables de faire face au coût des engrais.

Les principales associations du village sont :

  • l'Association villageoise de chasse (A.V.C.), qui sensibilise les riverains sur la préservation du patrimoine forestier et faunique du Parc national de la Pendjari et une partie béninoise du Parc du W
  • l'Association sportive « Flèche noire »
  • l'Association des donneurs de sang qui, outre la collecte et la distribution de sang, organise des activités culturelles l'Association pour le développement, qui coordonne les actions des autres associations.

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Activité en cours
Appui par la communication
à la vulgarisation du système agrosylvopastoral

Face au problème de la déforestation et de la diminution de la production agricole vivrière, les animateurs du CLAC de Tanguiéta ont mené une activité de communication avec deux groupes de jeunes agriculteurs de 19 à 35 ans.

Cette activité a consisté à mettre ces jeunes agriculteurs en contact avec les agents de formation agricoles et, ce, dans le but d'améliorer les techniques de production. Ils ont également rencontré les propriétaires terriens pour obtenir un site de production et d'autres jeunes agriculteurs pour échanger.

À ce jour, on a tenu des formations sur les techniques de culture, celles de fabrication de compost ainsi que sur les méthodes de gestion (l'accès au crédit collectif). Les jeunes ont commencé leurs activités et ont obtenu de bons résultats.

Cependant, malgré l'attention et l'aide des autorités locales, notamment des services du développement rural et de la sous-préfecture, la pérennité du projet de développement est loin d'être assurée. Il manque au projet la reconnaissance comme groupement afin de bénéficier du crédit collectif puis, à terme, d'acquérir des parcelles de terrain individuelles et du matériel de culture.

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LA SOUS-PRÉFECTURE DE TOUCOUNTOUNA


La sous-préfecture de Toucountouna compte 21 300 habitants, principalement d'ethnies Naténi et Waama. La population est fortement animiste. Les langues dominantes sont le waama et le naténi.

À Toucountouna, on retrouve 21 écoles primaires et un établissement secondaire. Le taux d'alphabétisation de la population se situe à 30 %, mais à 5 % seulement chez les filles.

L'agriculture — non mécanisée — est la principale source de revenus de la localité. On y pratique surtout une culture de subsistance, dans un environnement propice aux arbres fruitiers (manguiers, karités et nérés). Il y a très peu de culture de rente.

L'élevage (caprin et bovin) est peu développé et reste avant tout l'affaire des Peulh.

À ce jour, les principaux moyens de communication de masse utilisés dans la région sont le crieur public et le tam-tam. Les autorités disposent de l'équipement de radiocommunication du commandement territorial ainsi que du téléphone.

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Activité en cours
Appui par la communication à la lutte contre le mariage précoce
et forcé des jeunes filles dans la sous-préfecture de Toucountouna

On note que beaucoup de jeunes filles de la sous-préfecture abandonnent l'école et sont mariées précocement contre leur gré. Ces mariages forcés servent souvent à payer des dettes religieuses (« femmes de fétiche ») ou à sceller des alliances entre deux familles. 80% des filles finissent tôt ou tard par se rebeller.

Le sort des filles mineures est tragique : 15% accouchent en bas âge et 25 % meurent d'hémorragie. Souvent ces jeunes filles prennent des amants et pour éviter des représailles ou d'être ramenées de force auprès des premiers maris, elles quittent généralement le village avec leurs amants. Outre la déperdition scolaire féminine, cette situation entraîne des conflits ouverts entre les familles, la prostitution et son cortège de maladies sexuellement transmissibles.

La commune de Tampègre et le village Tantougou (740 habitants) se singularisent par de nombreux enlèvements de mineures scolarisées, les divorces, la prostitution et l'exode rural. Cette situation préoccupe l'association de développement de la localité, les animateurs du CLAC et les enseignants de la sous préfecture.

L’activité de communication vise à :

  • réduire le taux de déperdition scolaire des jeunes filles pour cause de mariage
  • amener la population à participer à une campagne de sensibilisation contre le mariage forcé et ses conséquences néfastes, avec les grossesses précoces ou les fuites des jeunes filles
  • favoriser les échanges autour des thèmes de l'exode rural, de la sexualité et de la prostitution juvénile

Pour ce faire, avec le concours des animateurs du CLAC, « Fétani », un groupement de femmes, travaille à réunir et à sensibiliser l'ensemble des personnes concernées par les problèmes liés au mariage forcé et précoce: entretiens avec les parents d'élèves, rencontre avec les chefs de village, représentation théatrale « La lessive des mentalités », rencontres avec les partenaires médicaux, sensibilisation des frères et des maris.

Un deuxième groupe-cible, plus hétérogène et plus conservateur, composé d'une trentaine de paysans et de ménagères, a été particulièrement visé par les activités de communication, afin de leur faire prendre conscience des difficultés liées au mariage forcé et de le rallier à cette cause. D'une façon générale, ces personnes comprennent la démarche et commencent à s'en faire les porte-parole. La méthode semble intéresser les villages voisins.

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LA SOUS-PRÉFECTURE DE BOPA

Activité en cours
Activité de la première phase



La sous-préfecture de Bopa est située au Sud–Est du département du Mono. Elle couvre une superficie de 600 km2 pour une population de 60000 habitants. Les principales ethnies sont les Sahoué, les Aïzo, les Azohoué et les Dhékin. La langue dominante est le sahouégbé bien que plusieurs autres dialectes soient parlés, tels que le pédagbé, le gbokpagbé et le cotafon. La population est fortement animiste mais cohabite avec une minorité de chrétiens et de musulmans.

L’infrastructure scolaire compte 42 écoles primaires, un collège d’enseignement général et deux centres d’éveil et de stimulation de l’enfant. Le taux d’alphabétisation en langue locale est très faible.

En matière de santé, Bopa-centre dispose d’un dispensaire et d’une maternité, ce qui a réduit considérablement le taux de mortalité infantile et maternelle.

La population vit de la culture du maïs, du manioc, des patates douces, des tomates, du piment, du gombo et autres légumes mais aussi de la pêche, de l’élevage et du petit commerce.

Les produits tirés des activités génératrices de revenus sont vendus dans les marchés de Lobogo, de Bopa et de Guassa–Kpodzi, qui ouvrent tous les cinq jours et à tour de rôle.

Les associations locales sont nombreuses : groupements de femmes, d’hommes ou mixtes, groupements de jeunes qui pratiquent l’agriculture, l’élevage, la pêche et la transformation des produits locaux contribuent au développement du milieu et assurent le mieux-être progressif des populations.

La commune de Bopa possède le courant électrique, l’eau potable et des infrastructures de télécommunication.

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Activité en cours
Appui par la communication à l'initiation des jeunes de Bopa
à l'agriculture maraîchère

Pour répondre à l’appel des autorités sanitaires du pays, qui prônent la santé pour tous en l’an 2000, il s’avère indispensable de revoir les causes des nombreuses maladies dont sont victimes nos populations. Une récente enquête à travers nos villages et campagnes a révélé que toutes les maladies ne sont pas toujours causées par des agents pathogènes, mais aussi par une mauvaise alimentation, qui entraîne la kwashiorkor, le marasme, etc.

Conscients de cette réalité, il est impérieux de sensibiliser nos populations à revoir leur alimentation, à consommer davantage et plus régulièrement des produits maraîchers. Aussi, par la communication, nous essaierons d’amener la population de la commune urbaine de Bopa, essentiellement composée de pêcheurs, à chercher les voies et moyens pour une alimentation variée et saine, incluant les produits maraîchers.

Cela a amené les animateurs du CLAC à initier quelques groupes de jeunes déscolarisés aux cultures maraîchères. Au total, une centaine de jeunes de huit villages de la commune seront touchés par la campagne de communication.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à l'appui à l'élevage des canards

Initialement, l’activité consistait à aider un groupement de dix membres (sept hommes et trois femmes) à mettre en œuvre une activité d’élevage porcin et de fabrication d’huile de palme.

Malheureusement la peste porcine a sévi sur la région et le groupe s’est converti à l’élevage du canard. À l’instar de ce qui avait déjà été pratiqué avec le projet initial, la démarche du projet de communication a consisté à aider le groupement à :

  • contacter des personnes expérimentées dans le domaine qui puissent les conseiller et les former à l’élevage des canards
  • trouver un terrain pour mettre en œuvre le projet.

Le groupement a donc effectué un voyage d’étude à Comé et a rencontré des personnes ressources.
Aujourd’hui, l’enclos est trouvé et l’élevage a débuté. Cependant, on constate un fort besoin de formation technique. Le groupement envisage de compléter cette activité par de la production maraîchère.

 


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LA SOUS PRÉFECTURE DE GRAND-POPO

La sous-préfecture de Grand-Popo est peuplée de 50 000 habitants, à majorité d'ethnies xwela et mina. Ils parlent le xwela et le mina. Son chef-lieu, la commune urbaine de Grand-Popo, compte à peu près 12 000 habitants. Principalement de culture animiste, cette population côtoie les musulmans et les catholiques.

Grâce à l'existence de huit écoles primaires, d'un établissement secondaire et de trois CESE (centre d'éveil et de stimulation de l'enfant), 42% de la population parle le français. Les taux de scolarisation des enfants et d'alphabétisation des adultes s'élèvent respectivement à 70% et à 15%.

Le taux d'alphabétisation des adultes a cependant connu une régression dans les années 90. L'alphabétisation devient aujourd'hui l'apanage des groupements à vocation coopérative, surtout féminins.

La pêche (fluviale et maritime) est un atout pour la localité malgré la rareté de plus en plus grande des produits halieutiques, due à la pollution de l'eau de mer par les phosphates du Togo. Le barrage construit sur le fleuve Mono a également modifié le cours de l'eau et empêche de ce fait la reproduction des poissons. Autant de facteurs qui provoquent l'exode rural des pêcheurs.

L'agriculture et surtout la culture de la canne à sucre et du gombo constituent aujourd'hui les principales sources de revenu de la population. La transformation des produits halieutiques (fumage ou salaison) et la commercialisation des produits champêtres (noix de coco, de palmier à huile) comptent également pour beaucoup. Le marché local a lieu tous les samedis.

Quelques ONG et associations gèrent des projets dans la commune. C'est le cas de l'Association française des volontaires du progrès, du GRABS, de l'Association pour le développement de la commune urbaine de Grand-Popo et du Centre d'action pour le développement intégré de la région de Grand-Popo.

Sur le plan culturel on retrouve plusieurs pratiques traditionnelles, dont le Zangbéto, qui assure la sécurité de la population et de ses biens. Les morts sont vénérés et reçoivent des offrandes pour protéger les vivants. Ces offrandes sont révélées par la consultation des Fâ. Les différents tam-tams sont joués au moment des réjouissances de même que pour rendre les derniers hommages aux morts. La fête vodou est célébrée annuellement à la grandeur du pays.

Traditionnellement, les communications passent par le crieur public et le bouche à oreille.

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Activité en cours
Appui par la communication à l'assainissement du marché central
de Grand-Popo par un groupement de femmes du quartier Onkuihoue

Crée en 1997, le marché central de Grand-Popo connaît une affluence remarquable par la fréquentation de la population locale et de celle des villages environnants. Les samedis, il accueille même des commerçants venant du Togo.

Cette affluence génère toutefois un grave problème d’insalubrité dû à la fois à la négligence des usagers, l’ignorance des règles d’hygiène, le manque de structures de gestion, le manque de poubelle, absence d’un service d’assainissement, pour ne citer que celles-là.

Tas d’ordures, pourritures et eaux stagnantes sont sources des mouches, vecteurs de plusieurs maladies. Cela touche la santé, mais aussi l’économie du marché, les ventes diminuant.

Cette insalubrité est causée par à peu près tout le monde : vendeuses, marchands, acheteurs, transporteurs, qui se débarrassent n’importe où de papiers d’emballage, pelures de fruit, paniers déchirés, feuilles de teck ou de bananier, spathes de maïs, etc. Les 600 habitants du quartier Onkuihoue jouxtant le marché en souffrent particulièrement.

Blotti le long du fleuve Mono, ce village de pêcheurs d’une centaine de ménages est de plus exposé aux inondations annuelles avec leur cortège de destruction de maisons en banco et de maladies diarrhéiques.

L’assainissement du marché a amené la création d’un groupement d’une centaine de femmes, avec objectif de réduire les maladies découlant de cette insalubrité. Une ingérence politique a causé la disparition du groupe, qui a redémarré grâce aux activités de communication initiées par le CLAC.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à l'apprentissage des jeunes femmes
à la fabrication des sacs nylon et au tissage du pagne traditionnel
dans le village de Ayiguinnou

L’activité de communication veut sensibiliser les jeunes femmes au problème de l'oisiveté, les diriger vers les sources d'information et de formation professionnelles afin qu'elles se familiarisent avec des activités et se structurent pour se prendre en charge.

Vingt-huit jeunes femmes de 15 à 30 ans du village de Ayiguinnou participent au projet: une fois les activités liées à la pêche ( mai à novembre) terminées, elles se retrouvent sans occupation et donc sans revenu.

Aujourd'hui, elles ont appris à confectionner des sacs en nylon et des pagnes traditionnels et elles ont créé leur propre groupement. Au nombre de 15, elles sont très régulières aux réunions et cotisent chacune 50FCFA par mois.

Pour continuer à mener l’activité de développement, elles souhaitent acquérir de la formation pour la commercialisation de leurs produits, trouver des moyens pour faciliter leur approvisionnement et disposer d'un lieu de travail plus confortable que la paillotte qui les abrite actuellement. De plus, il faudra certainement qu'elles formalisent leur statut juridique pour avoir accès au crédit.

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LA SOUS-PRÉFECTURE DE KLOUEKANMEY


Située dans le département du Mono, au sud du Bénin, la sous-préfecture de Klouékanmey compte 69 000 habitants. Principalement Adja, cette population se compose également de Fon, de Yorouba, de Haoussa, de Dendi et de Peuhl.

Le maïs, le manioc, le haricot, le pois d’angol, la tomate et le piment sont les principales cultures vivrières, auxquelles viennent s’ajouter le coton, les oranges, les mangues et les pommes sauvages. L’agriculture représente donc la principale activité de la population de Klouékanmey. Les échanges se font sur un important marché qui se tient tous les cinq jours.

La sous-préfecture dispose d’un réseau routier qui le relie à Lalo, Toviklin, Agbangouzou, Aplahoué et Djakotomey.

Le village d’Agbodonhoungnin fait partie intégrante de la sous-préfecture de Klouékanmey. À majorité Fon et Adja, la population vit surtout de l’agriculture (le maïs, le manioc, l’haricot et l’arachide) et de l’élevage. Le commerce d’huile et de beignets d’arachide occupe beaucoup de femmes.

Le village dispose d’une école primaire et d’un dispensaire privé. Il n’est pas électrifié et ne bénéficie pas d’eau potable. Aucun projet de développement n’y est programmé. Le manque d’eau potable fait peser de lourdes menaces sur la santé de la population, notamment chez les enfants. Les maladies diarrhéiques sont en effet fréquentes et les enfants sont régulièrement victimes d’autres maladies qu’on pourrait pourtant éviter.

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Activités en cours
Appui par la communication à l'organisation d'un groupe
de relais de jeunes dans l'assainissement de la ville de Klouékanmey

La commune urbaine de Klouékanmé, quartier administratif et commercial, s’est étalée dans la campagne avoisinante sous la poussée d’un fort accroissement de sa population. Ainsi, sur les lieux qui servaient de dépôt d’ordures ménagères ont poussé des maisons sans que de nouveaux dépôts soient identifiés. La population a donc pris l’habitude de jeter ses ordures ménagères sur les voies, les places publiques et devant les maisons, d’où un fort niveau d’insalubrité, provoquant des maladies qui occasionnent de fortes dépenses dans les foyers.

Les quartiers les plus touchés sont ceux d’Agblécomé, d’Ehouzou, de Hlonhlonmi-tonhou et de Trotroyoyou, où 294 ménages vivent dans des conditions difficiles, où autant les enfants que les adultes sont régulièrement victimes du choléra et de maladies diarrhéiques. L’air est souvent irrespirable.

Quelques actions ont été tentées sans résultat. Les adultes n’arrivent plus à se constituer en équipes de collecte et de gestion des ordures ménagères. L’appui par la communication vise donc une quarantaine de jeunes déscolarisés de ces quartiers afin d’en faire un groupe relais en vue d’une action concertée pour la résolution définitive de ce problème de gestion des ordures ménagères en obordant les questions suivantes

  • comment rendre la ville propre
  • les maladies causées par l’eau souillée et les ordures
  • l’utilisation des poubelles et des bacs à ordures
  • les modes de collecte des déchets.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à la protection maternelle et infantile

Malgré les campagnes nationales en faveur de la vaccination, plusieurs ménages du village n’avaient pas fait vacciner leurs enfants; de plus, l’inobservance de règles d’hygiène favorisait l’apparition de maladies chez ces enfants.

L’activité de communication a consisté à mener une action de proximité en direction des 13 familles de Klouekamney. Les rencontres avec le personnel médical et les instituteurs, les échanges sur les mêmes préoccupations — la santé des enfants — ont été très appréciés et ont donné de bons résultats.

Tous les enfants ont été vaccinés, les femmes qui accouchent demandent à l’être. Les femmes entretiennent les cours et sont très attentives à enlever les matières fécales; les animaux sont désormais dans des enclos bien entretenus.

D’autres familles sont demandeuses des mêmes soins. Le problème est que les partenaires médicaux n’ont pas les moyens financiers et matériels de satisfaire à la demande.

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LA COMMUNE DE LALO


Née du découpage territorial de mai 1978, la sous-préfecture de Lalo est située au Nord–Est du département du Mono. Forte de ses 62 150 habitants, surtout des Adja, des Fon, des Tchi et des Yorouba, la sous-préfecture couvre une superficie de 325km2 et compte 61 villages, repartis en 11 communes, dont dix sont rurales (Adoukandji, Ahomadegbe, Ahodjinnako, Banigbe, Gnizoume, Hlassame, Lokogba, Tchito, Tohou et Zalli) et une urbaine, qui en est aussi le chef-lieu (Lalo). Cette dernière compte plus de 7600 habitants, majoritairement des femmes, et regroupe cinq villages ou quartiers: Edah–Goudohoue, Gbefandi, Gouloko, Koutime et Lalo. La religion dominante est l’animisme et la langue principale l’adja.

L’agriculture, l’élevage et le petit commerce dominent. Les paysans écoulent leurs produits (maïs, manioc, niébé, tomates, piment et gombo) sur les marchés locaux, notamment à Hlassamé, Klouékanmey et Dogbo.

La sous-préfecture compte deux écoles maternelles, 40 écoles primaires et une école secondaire publiques. Cependant plusieurs facteurs, notamment les faibles revenus des parents, poussent de nombreux enfants à abandonner l’école. Le taux d’alphabétisation de la population est faible mais aujourd’hui, grâce aux efforts louables des services chargés de l’alphabétisation, une bonne partie arrive à écrire en langue adja.

Plusieurs centres de santé et le travail des agents de santé qui y œuvrent ont permis de réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile.

Faisant partie d’une sous-préfecture pauvre, la commune urbaine de Lalo est confrontée à plusieurs problèmes: les voix d’accès sont insuffisantes et impraticables pendant la saison des pluies, il y manque un marché pour l’écoulement des produits agricoles et on déplore l’absence d’un bureau des postes et télécommunication.

Mais tout n’est pas négatif. La commune jouit de certains avantages tels que l’eau potable, l’électricité, une radio rurale locale et un centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC), qui joue son rôle de maison de la jeunesse, de lieu de distraction et de lecture.

Dans cette commune, les femmes jouent aussi un rôle très important dans le développement. Ménagères, elles se livrent également à de petits commerces et partagent avec les hommes les travaux champêtres.

Plusieurs organisations non gouvernementales et groupements villageois concourent à son développement. Nous pouvons citer Bénin nature, OPOB, Bien-être Bénin, CEAGE, CESAD, Bénin ALDIPE, Plan international…

La population reste attachée au rites traditionnels et exprime sa joie à travers le toba, le tchincoumey, l’akohoun, le kpanouhoun et le gota. Le kouvito ou la danse des revenants et le oro sont essentiellement réservés aux cérémonies funèbres.

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Activité en cours
Appui par la communication à l'organisation des femmes
du village d'Agbonhoué autour d'activités génératrices de revenus

Quoique les femmes africaines soient un maillon important de la chaîne du développement économique, culturel, social et politique, on constate toute la difficulté qu’elles ont à prendre une part active au développement de leur milieu. Les femmes d’Agbohoué, village situé dans la commune rurale de Gnizounmé, sous-préfecture de Lalo, n’échappent pas à la règle. Elles font face à de multiples problèmes, parmi lesquels on peut noter le mariage précoce et forcé, le coût élevé des dots, source de la fuite de responsabilité des hommes dans les foyers, les grossesses rapprochées et l’appauvrissement des terres cultivables.

Pour joindre les deux bouts, ces femmes se livrent à de rudes travaux champêtres, seule source de revenus possible, qui les amènent à des migrations saisonnières, en quête de terres cultivables.

Essoufflées, elles n’arrivent souvent plus à répondre aux multiples besoins familiaux et doivent parfois abandonner la famille dans l’insuffisance alimentaire, cause de maladies conduisant à une forte mortalité infantile et à une mauvaise scolarisation des enfants, surtout des filles.

Notre initiative de communication veut favoriser l’organisation de ces femmes autour d’activités génératrices de revenus afin de sauvegarder la cellule familiale et d’alléger leur fardeau, tout en essayant de réhabiliter les hommes dans leurs droits et leurs devoirs. Notre action de communication porte sur un groupe de 20 femmes analphabètes, mariées et mères de plusieurs enfants chacune. La plupart de ces femmes vivent dans des foyers polygames et sont âgées de 25 à 35 ans.

Leurs besoins d’information et d’acquisition de nouvelles connaissances sont nombreux, portant autant sur la lecture et l’écriture que sur les comportements familiaux et sociaux et sur des techniques agricoles ou de gestion. Fonctionnant par objectifs clairement définis, au moyen de rencontres avec les personnes intéressées, d’outils d’information appropriés, l’activité de communication vise l’amélioration des conditions de vie de ces femmes.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à des jeunes déscolarises
pour la production de cultures vivrières

L’activité de communication a consisté à travailler avec 17 jeunes déscolarisés fréquentant le CLAC pour définir avec eux et des partenaires une stratégie pour entreprendre une activité utile et génératrice de revenus.

Ces jeunes ont rencontré des personnes ressources et notamment des personnes d’une autre localité expérimentées dans la mise en œuvre de production vivrière.

Aujourd’hui, ils ont déjà planté, récolté et vendu des haricots. Ils disposent de fonds dans la caisse commune. Ils souhaitent continuer leur activité en se formant davantage.

Par contre ils se heurtent à plusieurs difficultés, notamment le manque de disponibilité des terres et leur incapacité de trouver du financement pour acquérir du matériel.

Les solutions trouvées pour l’instant sont de louer la terre et de se structurer en groupement pour pouvoir obtenir de l’aide du Ministère de l’Agriculture, avec l’appui du Sous-préfet.

Enfin, ayant eux-mêmes bénéficié de l’apport d’une expérience menée dans un autre village, ils vont diffuser à la radio rurale des émissions sur leur propre expérience.

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