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Les CLAC en Afrique de l'Ouest

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Burkina Faso  
 

Réseau de l’Ouest:
Dédougou, Réo
Réseau de l’Est: Fada N'gourma, Tenkodogo

 

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LA VILLE DE TENKODOGO


Peuplée principalement de Mossi (60,5%) et de Bissa (33%), la ville de Tenkodogo compte près de 32 000 habitants. On y retrouve également des Samo, des Bobo, des Gourmantché, des Gourounsi et des Peulh. Les religions dominantes sont le christianisme, l’islam et l’animisme. On y parle surtout le mooré et le bissa.

L’agriculture occupe 80% de la population, que ce soit à titre principal ou secondaire. L’élevage, principalement le gros bétail, prend de l’ampleur grâce à l’utilisation de la traction animale dans l’agriculture. Devant la rentabilité croissante de l’élevage, un grand nombre de paysans se sont mis à pratiquer l’embouche de bétail pour la vente.

La production artisanale de nattes, paniers, canaris, objets d’art occupe aussi une place grandissante. Ce secteur attend appui et encadrement: quelques centres de formation et d’apprentissage fonctionnent timidement.

L’industrie balbutie. Le centre national d’équipement agricole (CNEA), ouvert en 1979, produit des charrues, des houes, des puits et de l’équipement de forage. Le réseau routier, qui s’articule autour de la N16, est embryonnaire et déficient: mauvais état des voies en saison pluvieuse, routes poussiéreuses en saison sèche, absence de gares routières, véhicules de transport branlants.

En matière de télécommunication, Tenkodogo reçoit le signal de la télévision nationale qu’elle relaie dans un rayon de 60 km à la ronde. Elle reçoit également les émissions de la radio nationale et de quelques radios étrangères. Une station privée de radio FM diffuse les nouvelles locales. Les quotidiens et hebdomadaires de la capitale y sont distribués avec retard.

Tenkodogo compte onze écoles primaires et cinq établissements secondaires. Dix-sept associations travaillent sur différentes thématiques : femmes, activités socio-économiques, secrétaires, jeunes pour le développement, lutte contre le SIDA, mutilations génitales féminines, sauvegarde de l’environnement, écologie, agriculture, etc. Le groupement féminin Nong-Taaba est une de ces associations et elle se distingue par son dynamisme. Ses 41 membres, toutes analphabètes, mènent des activités de transformation des produits locaux.

Le bois constitue la principale source d’énergie dans la commune. On estime le volume de bois consommé par an à 19 700 m3 ; ce bois provient essentiellement de l’est de la commune, qui est aussi reliée à la centrale hydroélectrique de Bagré. Depuis 1990, le nombre d’abonnés a rapidement augmenté, passant de 850 à plus de 2500 abonnées. La commune compte également deux stations d’essence. Il faut noter qu’une quantité non négligeable de carburant est vendue en bouteille le long des routes.

La commune dispose d’un réseau d’adduction d’eau fonctionnel depuis 1983 ainsi que de nombreux puits modernes et de forages qui la ravitaillent en eau potable.

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Activité en cours
Appui par la communication à l'organisation du groupement masculin
« NAMALGUEB-ZANGA » du secteur 1 de Tenkodogo, autour d'activités génératrices de revenus

Compte-tenu des caprices pluviométriques qui précarisent les récoltes, les habitants de Tenkodogo doivent s’adonner à d’autres activités pour faire face à leurs besoins. Contrairement aux autres secteurs de la commune, où se développent diverses activités économiques en saison sèche, le développement du secteur 1 stagne, n’ayant pas connu de lotissement, d’où le manque d’infrastructures (voies, électricité, eau).

De ce fait, beaucoup d’habitants du secteur 1 sont réduits au chômage pendant la saison sèche et nombre de bras valides sont contraints à l’exode rural ou à l’émigration, à la recherche de revenus pour la famille.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à la transformation des produits locaux
par le groupement féminin NONG TAABA de Kougsabla

Le phénomène de l’exode rural a amené certains habitants du secteur 1 à s’organiser en groupement pour entreprendre des activités génératrices de revenus tels le maraîchage, l’embouche et la création de pépinières.

Le groupement féminin Nong Taaba a déjà entrepris des démarches auprès du Service provincial de l’élevage, qui ont abouti à leur formation sur l’embouche des ovins et des bovins. Il fait de plus, en saison sèche, du maraîchage sur une petite superficie.

Le groupement fait également la transformation des amandes de karité, des graines de néré, de soja, de sorgho rouge et d’arachides. Il manque cependant d’outils de production et de formation sur les techniques de transformation et de gestion.

L’activité de communication a donc consisté à mettre les femmes en contact avec les personnes et les institutions susceptibles de répondre à leurs besoins. Elles ont pu acquérir ainsi certains éléments de formation et d’information. 

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LA COMMUNE DE RÉO

Présentation de la commune
Activité en cours
Activité de la première phase

La commune rurale de Réo, à l’est de Ouagadougou, compte 23 000 habitants. Les Lyéla y constituent l’ethnie principale, avec pour langue le lyélé. Une partie de la population parle cependant le mooré et le dioula. Dans la région, l’islam et le christianisme cohabitent sans heurts.

L’activité économique de Réo tourne autour de l’élevage, de l’agriculture, des cultures de rente, du maraîchage, de la poterie, du bois et de la forge. Les principaux problèmes que les habitants de la région rencontrent sont les difficultés d’écoulement des produits maraîchers et le déficit céréalier, dû à une mauvaise répartition des pluies d’une saison à l’autre.

Le marché se tient tous les trois jours et le grand marché a toujours lieu le dimanche. Chaque année les journées provinciales de la culture et les journées des fruits et légumes sont autant d’occasions de fête.

Dans la commune, plusieurs associations travaillent à la promotion de la femme et des paysans. De nombreuses mères de famille participent également à des initiatives de développement local. Certaines d’entre elles sont regroupées au sein des comités des mères éducatrices des écoles satellites et des centres d’éducation de base non formelle.

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Activité en cours
Appui par la communication à la production et la commercialisation du beurre de karité par le comité des mères éducatrices de l'école satellite du secteur 3 de Réo

Au sein de chaque association des parents d’élèves de la province du Sanguié on retrouve un comité de mères éducatrices qui a pour mandat de relever le taux de scolarisation général et plus particulièrement celui des filles.

Ces comités sont tout indiqués pour apporter un appui aux programmes des écoles satellites et de centres d’éducation de base non formelle, dont le mandat est de palier le manque d’infrastructures scolaires et combattre le faible taux de scolarisation :

  • Les écoles satellites offrent la possibilité aux enfants déscolarisés de suivre des cours d’enseignement de base d’abord en langue locale puis en français. Au terme de ce cycle de formation, les apprenants sont en mesure de réintégrer la filière classique d’apprentissage au niveau CE2.
  • Pour les enfants de 9 à 15 ans qui n’ont jamais été scolarisés, les centres d’éducation de base non formelle constituent un cadre leur permettant de suivre une formation professionnelle qui intègre des cours d’alphabétisation en langue lyélé et en français.

Une difficulté importante que rencontrent les comités de mères éducatrices provient essentiellement de leurs faibles capacités matérielles et financières: au secteur 3 de Réo, deux ménages sur trois ne mangent qu’un repas par jour et plus de 50% des élèves ne peuvent se procurer le minimum de fournitures scolaires. Aussi, plus de 60% de ces mêmes enfants restent redevables vis-à-vis des cotisations des parents d’élèves.

Pour pallier à ces difficultés financières, le CLAC de Réo a mis en place une activité de communication afin d’aider le comité des mères éducatrices de l’école satellite du secteur 3 à organiser la collecte de noix de karité pour la production et la commercialisation du beurre.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à l’alphabétisation des mères éducatrices de Réo

Les femmes de Réo se sont organisées en comités au niveau des écoles satellites et des centres d'éducation de base non formelle. L’objectif de ces comités, regroupés au sein de l’association « l’Enfant pour l’enfant », est de combler les besoins matériels et financiers inhérents à la scolarisation des enfants.

Ces comités rencontrent des difficultés de fonctionnement dues à l’analphabétisme de leurs membres. Ce n’est pas que l’offre de formation en alphabétisation soit inexistante à Réo, mais elle semble plutôt inadaptée aux contraintes et aux besoins de ces femmes.

L’activité de communication a consisté à permettre des rencontres entre les femmes et les alphabétiseurs. Ce travail a amené l’ouverture de cinq centres d’alphabétisation, qui reçoivent aujourd’hui 144 personnes, dont 128 femmes.

Malgré ces bons résultats, l’initiative a rencontré des difficultés :

  • le groupe initial (comités des mères éducatrices) n’a pu être maintenu comme groupe prioritaire et le recrutement a dû s’élargir;
  • la défection d’un partenaire financier important (UNICEF) a limité les ambitions de l’activité malgré les besoins exprimés par la population
  • le départ des personnes ressources ont perturbé le déroulement de l’activité
  • après l’alphabétisation fonctionnelle en lyélé, les apprenants souhaiteraient continuer l’alphabétisation en français mais il se pose le problème du financement
  • enfin, il y a aussi un problème de local, mais les participants commencent à s’organiser pour la fabrication des briques.

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LA VILLE DE FADA N'GOURMA

Activité en cours


Appui par la communication à l'assainissement de l'école Centre D de Fada N'Gourma

Le marché central de la commune de Fada est cause d’un grave problème d’insalubrité qui affecte élèves et enseignants de l’école Centre D. Les parents d’élèves et le secteur informel se sentent également concernés par le problème. L’activité de communication projetée voudrait assainir et embellir l’école Centre D et résoudre de manière durable le problème d’hygiène de l’environnement qui entoure le marché.

Élèves et enseignants ont un niveau assez élevé de compréhension du problème; les parents d’élèves, même si majoritairement analphabètes, y sont sensibilisés; les artisans du secteur informel, peu alphabétisés, ont très peu de connaissance sur la salubrité mais un bon comportement quant à l’éradication du problème. La campagne de communication devrait informer les quatre groupes visés des dangers de l’insalubrité, les sensibiliser et les former à la gestion des ordures et des eaux usées et à la pratique de la salubrité. Les enseignants devraient en outre être outillés pour encadrer les élèves.

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LA COMMUNE DE DÉDOUGOU

Présentation de la commune
Activité en cours

Au Nord-Ouest du Burkina Faso, dans la province du Mouhoun, à 230 km de la capitale, coule le Mouhoun, le plus important cours d’eau du pays. Région de savane par excellence, la province compte environ 230 000 habitants, répartis dans six départements. Dédougou, chef-lieu de la province, est une commune qui compte à peu près 35 000 habitants, en majorité de l’ethnie bwaba, et elle abrite le CLAC du Mouhoun.

Ces habitants vivent essentiellement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. L’islam et le catholicisme y sont les principales religions. La commune de Dédougou compte douze écoles primaires et sept établissements secondaires.

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Activité en cours
Appui par la communication à la sensibilisation et l'information des élèves du lycée provincial de Dédougou sur le SIDA

Comme dans plusieurs autres pays africains, le SIDA touche fortement le Burkina Faso. La commune de Dédougou n’échappe pas au fléau et beaucoup de gens en meurent. L’activité de communication veut propager l’information sur le sida, principalement vers les jeunes filles de 11 à 18 ans et les garçons de 18 à 23 ans fréquentant les CLAC. Plusieurs jeunes filles ont des relations sexuelles précoces et, comme les garçons, des comportements à risques, ayant des relations non protégées.

Il s’agit donc d’informer les jeunes sur l’existence du SIDA, les modes de transmission et les moyens de protection, de les sensibiliser aux dangers et aux risques du SIDA et d’encourager les jeunes filles, plus particulièrement, à participer aux activités menées par les femmes du SMI (Santé maternelle et infantile) dans le cadre de la lutte contre les MST et le SIDA pour qu’elles servent de groupes-relais.

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Activité de la première phase
Appui par la communication à l’alphabétisation des jeunes filles de Dédougou en langue nationale Dioula


Dans la région, beaucoup de jeunes filles quittent l’école très tôt. Certaines retombent vite dans l’analphabétisme. Plusieurs essaient, tant bien que mal, d’apprendre un métier. Tel est le cas d’un groupe de jeunes filles inscrites au Centre de formation en artisanat pour le développement (CFAD), où elles apprenaient la couture, la broderie, la teinture et le tissage. Souhaitant préparer leur sortie d’apprentissage et acquérir de l’équipement afin de créer des activités génératrices de revenus, avec l’aide de personnes qui les informeraient et les aideraient à élaborer et monter leurs projets, l’animateur du Clac a cru important de les inscrire d’abord dans un processus d’alphabétisation en langue nationale dioula, même si elles étaient déjà alphabétisées en français. Ce qui n’était pas très motivant pour ces jeunes filles.

 

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