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Bongor, Laï

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Afrique de l'Ouest

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LE VILLAGE DE BONGOR

Présentation du village
Activité en cours



Bongor est située à l’Est de la Préfecture du Mayo-Kabbi, qui compte sept grands cantons (Koumi, Magao, Toura, Tougoudé, Télémé, Ham et Bongor rural) et 135 villages. Situé au sud du pays, à 240 km de N’Djaména, il se trouve le long du fleuve Logone, à la frontière du Cameroun.

Le village de Bongor compte 11 quartiers, huit écoles élémentaires, deux collèges d’enseignement général, un lycée, un centre d’alphabétisation, une école normale d’instituteurs et un centre d’apprentissage de menuiserie. Les activités principales sont l’agriculture, l’élevage, la pêche et le commerce.

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Activité en cours
Appui par la communication au relèvement du taux
de scolarisation des filles de Bongor

On note à Bongor comme dans toute la région du Mayo-Kebbi un faible taux de scolarisation des filles. Ainsi, à l’école élémentaire, elles ne représentent que 32% des 21305 élèves et ce taux baisse à moins de 20% au secondaire (481 filles seulement sur un effectif total de 2454 élèves).

Pour certains parents, une fille n’est pas faite pour aller à l’école mais plutôt pour assurer les travaux domestiques et s’occuper des garçons qui, eux, doivent partir à l’école. Pour d’autres, la fille constitue une source de richesse grâce à la dot: alors l’école représente un danger car les filles peuvent y avoir des relations sexuelles qui entraînent des grossesses non désirées, lesquelles privent les parents de la dot, donc de la fortune.

À ces différentes causes s’ajoutent l’analphabétisme, l’ignorance et le manque d’information des parents sur l’importance de la scolarisation des filles de même que le rôle de la femme dans le processus de développement.

Mais les parents ne sont pas les seuls à s’opposer à l’éducation des filles. Beaucoup de filles elles-mêmes pensent qu’à l’âge de la puberté, elles ne doivent plus continuer leurs études de peur de ne pas trouver de mari parce que trop vieilles au sortir de l’école. D’autres, gagnées par l’appat du gain, se laissent emporter et quittent l’école.

Certains enseignants, par harcèlement sexuel ou châtiment corporel, ont également leur part de responsabilité dans l’abandon scolaire chez les filles.

Une telle situation a des conséquences néfastes sur la situation des femmes: outre leur faible participation à la vie politique, on note leur faible ouverture d’esprit pour ne pas parler de leur ignorance.

Pour contrer cette tendance lourde, les activités de communication seront dirigées vers notre groupe cible, constitué d’hommes et de femmes membres des associations de parents d’élèves et vers nos différents partenaires.

L’approche par la communication semble être une solution valable pour aborder cette question complexe de la scolarisation des filles. Nous pensons pouvoir ainsi combler les différents besoins:

  • en information: danger du mariage précoce, avantages de la scolarisation des filles, rôle de la femme instruite au sein d’une communauté, discrimination entre les filles et les garçons au niveau scolaire, importance de l’alphabétisation des parents, méfaits du suivisme et du matérialisme chez les filles, danger du châtiment corporel et du harcèlement sexuel
  • en formation: droit et devoirs de l’enfant et des parents

et arriver ainsi à changer les comportements sur la scolarisation des filles, l’ouverture vers les autres, le respect des droits de l’enfant, la réduction du taux de déperdition scolaire des filles et la réduction du harcèlement sexuel.

 



LE VILLAGE DE LAÏ

Présentation du village


Laï , chef-lieu de la préfecture de Tandjilé, est une ville de 20 000 habitants sise sur les berges du fleuve Logone, un des affluents du lac Tchad. Elle est constituée de douze quartiers urbains et de quatre quartiers périphériques. D’une grande diversité ethnique (Kabalaye, Gobi, Mouroun, Goulaye, Ngambaye, Nangtcheré…), la population vit principalement d’agriculture, d’élevage, de pêche et de commerce. L’animisme et le christianisme sont les principales religions.La Préfecture de la Tandjilé est l’une des préfectures les plus isolées de la République du Tchad.

Dans le domaine socio-éducatif et culturel, nous recensons à Laï :

  • deux établissements secondaires: un lycée et un ECG
  • deux établissements professionnels: un centre d’apprentissage et une école de mécanique automobile
  • sept écoles primaires dont une école privée de filles
  • un centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC)
  • un centre de loisirs

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Activité en cours
Appui par la communication à l'assainissement de la commune de Laï

Laï connaît de sérieux problèmes de développement. La salubrité y laisse vraiment à désirer: partout des monticules pestilentiels de déchets humains et animaux ainsi que d’ordures ménagères jonchent les rues. L’absence de poubelles, de bacs à ordures et l’insuffisance de latrines en sont la cause. La ville est également sujette aux inondations en saison des pluies. En conséquence, rues et routes se dégradent, les maisons construites en terre battue s’écroulent et les habitants doivent alors trouver refuge dans les abris de fortune ou temporaires, telles les écoles.

Le manque d’eau potable, parfois dû à la rupture de stock d’hypochlorite de calcium pour le traitement des puits traditionnels, la pollution de l’air et des aliments par l’odeur nauséabonde des ordures et leur cortège de mouches, le manque de matériel (bacs à ordures et bennes) engendrent des maladies de tout genre (paludisme, diarrhée, méningite, choléra, etc.), dont les conséquences sont presque toujours mortelles. Les quartiers les plus exposés sont ceux de Baguirmi, Bornou et « 15 ans », qui ceinturent le marché central.

Commerçants pour la plupart, les 6000 habitants de ces trois quartiers déversent quotidiennement sur le marché et ses abords immédiats des quantités inimaginables d’ordures périssables (fruits et légumes en décomposition, résidus du riz décortiqué, etc.) et non périssables (emballages en carton ou en plastique, etc.).

L’approche par la communication semble être une solution envisageable pour aider ces habitants à sortir de l’ornière et solutionner ce problème d’insalubrité. Nous pensons pouvoir ainsi combler les différents besoins:

  • en information: utilité des canaux d’évacuation, maladies causées par les eaux souillées et les ordures, utilisation des poubelles dans les ménage et des bacs à ordure dans les quartiers, avantage de l’eau potable, danger à déféquer en plein air, différentes structures de collecte et de gestion des ordures ménagères
  • en formation: construction et curage des canaux d’évacuation, collecte et gestion des ordures ménagères, construction de poubelles, construction de latrines, épuration des eaux souillées, organisation des équipes de collecte et de gestion des ordures…

et arriver ainsi à changer les comportements, ce qui amènera les gens à creuser et entretenir les canaux d’évacuation, à garder propres leurs maisons et abords immédiats, à utiliser poubelles et bacs à ordures et enfin à déposer les ordures dans les sites retenus.

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