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Sokodé
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Afrique de l'Ouest

LA VILLE DE SOKODÉ
Chef-lieu de la préfecture de
Tchaoudjo et capitale de la région centrale, Sokodé
est la deuxième ville du pays par le nombre dhabitants
(environ 70.000 ). La localité est un centre administratif
important doté de plusieurs écoles primaires, de collèges
et de lycées, situé à 340 km au Nord de Lomé
sur laxe routier central bitumé. Elle est le siège
des grands transporteurs du pays, ce qui en fait un important carrefour
commercial de produits venant des régions est, ouest et nord
du pays. Plusieurs ONG y sont installées, entre autres :
- lunion des organisations paysannes
dinitiatives locales qui soccupe de la promotion des
ruraux et plus particulièrement des femmes à travers
lépargne et le crédit
- le comité daction pour la recherche
et le développement qui intervient dans le domaine de lalphabétisation,
de la formation et de lépargne-crédit
- plan international ong internationale
de développement spécialisé dans le
domaine de léducation, la santé et le renforcement
des capacités des populations.
Une des caractéristiques de Sokodé
est la présence dominante de lélément
Kotokoli musulman . A ce titre, il est fréquent de rencontrer
des hommes portant boubou, toque et parapluie et des femmes la tête
souvent voilée.
Le musée de Sokodé, situé à côté
du CLAC, dispose dune exposition de photos des gouverneurs
coloniaux allemands et français de la région.
Activité en cours
Appui par la communication à
la réduction
des effets de l¹insalubrité dans le quartier Didauré
Situé au centre-ville, le
quartier de Didauré est lun des plus vieux des 17 quartiers
de cette ville du centre du Togo, à 365 km au nord de la
capitale, Lomé.
Le quartier
Didauré est peuplé en majorité de Cotocoli
musulmans (plus de 80% ). On y rencontre également des Yoruba,
des Kabyé, des Samarama, des Losso, des Bassar et des Peulh.
Le quartier de Didauré, densément peuplé, compte
aujourdhui 798 concessions pour 1842 ménages, et sa
population était en 1997 de 11 327 habitants, soit 15 % de
la population communale.
Ce quartier se distingue par ses habitats traditionnels et la dominance de la religion musulmane (plus de 50 mosquées). Il nest pas rare de rencontrer des hommes portant boubou, toque, parapluie ou des femmes tête voilée, portant des pagnes rappelant ceux dAfrique du Nord. La localité est riche en folklore et les danses traditionnelles sont particulièrement populaires (Takaï, Ketekpé, Grogro, Simpa, Cosso). De plus, on organise chaque année une danse rituelle appelée «Adossa» ou danse des couteaux.
Malgré
le nombre détablissements dans le quartier (huit écoles
primaires, quatre écoles secondaires) la majorité
des habitants est restée analphabète (35% parlant
français et 4,39% alphabétisé).
Les principales
difficultés rencontrées dans le domaine économique
sont : le manque de moyens financiers et la saturation du marché.
Les lundis et jeudis sont jours de marché à Sokodé.
Socialement et culturellement, il y a contrainte religieuse et marginalisation
des femmes.
La disponibilité
du courant électrique et de leau potable est faible,
les infrastructures presque inexistantes.
La situation sanitaire du quartier
de Didauré est catastrophique. Les gens y vivent dans des
conditions extrêmes dinsalubrité, conduisant
à des cas de maladie graves. Le quartier manque déquipement
sanitaire, de caniveaux dévacuation des eaux usées,
de fosses septiques et de bacs à ordures.
Notons que, pour une population
de plus de 11 000 habitants, on ne dispose que sept latrines publiques,
qui non seulement ne fonctionnent pas à temps plein (fermeture
à la tombée de la nuit), mais qui sont souvent bloquées
pour cause dentretien déficient par les usagers.
Les quelques rares voies de communication
existantes sont mal entretenues et inondées en permanence;
elles sont aussi utilisées comme dépotoirs par la
population, qui y jette toutes les ordures de manière anarchique.
Les habitants dans lensemble défèquent dans
leur environnement immédiat, polluant ainsi tout le quartier.
La Commune de Sokodé et les services spécialisés
ne sont pas restés indifférents à la situation
mais tous leurs efforts pour rappeler à lordre les
habitants semblent vains.
En conséquence les maladies
prolifèrent : paludisme, diarrhée, choléra,
etc. De toutes ces maladies, la diarrhée semble être
la plus fréquente dans le quartier. Le taux de morbidité
des autres maladies est de 5 % et le taux de décès
maternels et denfants morts-nés est respectivement
de 0,6 % et 6,7 %.
À lissu de ce constat
et suite aux démarches des animateurs, il ressort que les
groupes concernés sont conscients de la situation et de leur
responsabilités, conséquence de leurs comportements
fautifs. Ils ont donc décidé de nettoyer le quartier.
Ils souhaiteraient que les services compétents fassent appliquer
les lois et pénalisent les familles qui ne respectent pas
les règlements et que des initiatives privée soient
prises. À ce jour, peu de réalisations pratiques mais
les animateurs espèrent que les activités de communication
et de sensibilisation modifieront cette situation.
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